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Violences sexuelles : ce que l'actualité réveille chez les victimes, les parents et dans le collectif

Dernière mise à jour : 2 juil.

1 enfant est victime de violences sexuelles toutes les 3 minutes.

Près de 6 adultes victimes de violences sexuelles sont enregistrés chaque heure en France.

Lorsque j'ai redécouvert ces chiffres récemment, j'ai ressenti un véritable choc.

Et j'ai vu ces dernières semaines en accompagnement que vous aussi, ces dernières semaines, certaines affaires vous avaient bouleversé(e), révolté(e), profondément attristé(e) ou laissé un malaise difficile à expliquer.

Peut-être avez-vous ressenti de la colère.

Peut-être de l'impuissance.

Peut-être de la peur pour vos enfants.

Ou peut-être que certaines histoires ont réveillé quelque chose de beaucoup plus personnel.

Depuis plusieurs mois, les révélations se succèdent. Des petites filles, des petits garçons, des adolescentes, des adolescents, mais aussi des femmes et des hommes adultes trouvent enfin la force de raconter ce qu'elles/ ils ont vécu.

Parfois après dix, vingt ou trente ans de silence.


Violences sexuelles : impact sur les victimes, les parents, les proches et le collectif. Traumatisme, mémoire traumatique, sentiment d'injustice et reconstruction.

Depuis le début de mon activité, j'accompagne régulièrement des personnes ayant vécu des violences sexuelles, des agressions sexuelles, de l'inceste, des situations d'emprise ou d'autres traumatismes profonds. Et ce qui me frappe depuis des années, c'est que les conséquences ne s'arrêtent pas lorsque les faits prennent fin.

Une agression sexuelle ne touche pas uniquement le corps. Elle peut profondément impacter la confiance en soi, le sentiment de sécurité, les relations amoureuses, la sexualité, le sommeil, la parentalité et parfois même l'image que l'on a de soi.

Certaines personnes portent ces blessures pendant des années.

Parfois pendant des décennies.

Et c'est aussi pour cela que les affaires qui occupent aujourd'hui l'actualité provoquent autant d'émotions. Parce qu'elles ne parlent pas seulement des victimes dont les médias parlent aujourd'hui. Elles nous rappellent aussi toutes celles dont personne n'a parlé. Celles qui n'ont jamais été entendues. Celles qui n'ont jamais été crues. Celles qui ont gardé le silence pour survivre.

Si vous avez vécu des violences sexuelles, il est possible que certaines actualités réactivent des souvenirs, des émotions ou des blessures anciennes. Si vous êtes parent, elles peuvent réveiller des peurs pour vos enfants ou vos petits-enfants. Et même lorsque nous n'avons jamais vécu personnellement ce type de violence, ces affaires viennent souvent toucher quelque chose de profondément humain : notre besoin de justice, notre besoin de protection, notre besoin de sécurité et notre besoin de croire que les plus vulnérables seront entendus.

Au fil de mes accompagnements, j'ai également constaté quelque chose d'autre. Très souvent, derrière les violences sexuelles se cache une blessure encore plus universelle : la blessure de ne pas avoir été protégé(e), de ne pas avoir été entendu(e), de ne pas avoir été cru(e) et parfois la blessure d'injustice.

Et je crois que c'est aussi cela qui touche autant notre société aujourd'hui.




Violences sexuelles : des chiffres qui donnent le vertige, et si on sortait enfin du déni ?

Lorsque l'on accompagne des personnes depuis plusieurs années comme je le fais, les statistiques cessent d'être abstraites.

Elles prennent un visage. Une histoire. Une souffrance.


160 000 enfants victimes chaque année

En France, environ 160 000 enfants sont victimes chaque année de violences sexuelles. Cela représente :

  • environ 438 enfants par jour ;

  • 18 enfants par heure ;

  • 1 enfant toutes les 3 à 4 minutes.

Oui, 1 enfant toutes les 3 à 4 minutes...

Plus de 5 millions d'adultes concernés

À l'âge adulte, 5,4 millions de personnes déclarent avoir subi des violences sexuelles avant leurs 18 ans.


Des victimes majoritairement féminines

Parmi les personnes ayant subi des violences sexuelles durant l'enfance :

  • 80 % seraient des femmes ;

  • 20 % seraient des hommes.


Un silence massif

Dans plus de 90 % des situations, les enfants ne sont pas immédiatement protégés ou entendus comme ils devraient l'être.

De nombreuses victimes ne parleront que plusieurs années après les faits, parfois à l'âge adulte.

Des adultes révèlent parfois des agressions subies dans leur couple, dans leur entourage ou dans leur environnement professionnel plusieurs années après les faits.

Pourtant, malgré l'ampleur du phénomène, de nombreuses victimes ne parlent jamais.

D'autres attendent parfois des années, voire des décennies.


Les violences sexuelles dans le couple

Certaines violences sont commises par un conjoint, un compagnon, une compagne ou un ex-partenaire.

Parce qu'elles se produisent au sein d'une relation censée être sécurisante, elles sont parfois particulièrement difficiles à identifier, à dénoncer ou même à comprendre pour les victimes elles-mêmes.

Je constate régulièrement que certaines personnes mettent des années avant de mettre des mots sur ce qu'elles ont vécu.


Les violences sexuelles commises par des proches

Contrairement à une idée reçue, les agressions sexuelles sont très souvent commises par une personne connue de la victime : membre de la famille, ami, voisin, collègue, conjoint, professionnel de santé, éducateur ou personne de confiance.

C'est aussi ce qui explique en partie pourquoi tant de victimes gardent le silence pendant de nombreuses années.


Les violences sexuelles au travail

Les violences sexuelles peuvent également avoir lieu dans le cadre professionnel : harcèlement sexuel, agressions sexuelles, abus de pouvoir ou situations d'emprise.

Certaines victimes craignent de perdre leur emploi, leur réputation ou leur stabilité financière si elles parlent.


Les hommes victimes : une réalité encore trop invisible

Lorsque l'on parle de violences sexuelles, on pense souvent aux femmes.

Pourtant, les hommes sont eux aussi concernés.

Je constate régulièrement que beaucoup d'entre eux rencontrent encore davantage de difficultés à parler de ce qu'ils ont vécu, notamment à cause de la honte, des stéréotypes ou de la peur du regard des autres.

Leur souffrance existe pourtant tout autant.


Sources : Commission indépendante sur l'inceste et les violences sexuelles faites aux enfants (CIIVISE), Santé publique France, INSEE, Enquête Virage (INED), Ministère chargé de l'Égalité entre les femmes et les hommes.


Exemple d'accompagnement violences sexuelles et anxiété

Une femme est venue me consulter pour des crises d'angoisse qui occupaient une place de plus en plus importante dans sa vie. Elle évitait certains lieux, sursautait facilement et avait constamment besoin de contrôler son environnement pour se sentir en sécurité.

Pendant longtemps, elle pensait simplement être très anxieuse.

Au fil de notre accompagnement, elle a réalisé qu'une partie de cette anxiété était liée à des violences sexuelles vécues plusieurs années auparavant et dont elle n'avait jamais réellement mesuré l'impact.

Progressivement, elle a compris que son corps continuait à réagir comme si le danger était encore présent. En travaillant sur ces blessures, elle a retrouvé davantage de calme, de sécurité intérieure et de confiance dans son quotidien.


Pourquoi ces chiffres provoquent-ils autant d'émotions ?

Parce qu'ils nous obligent à regarder une réalité que beaucoup préféreraient croire exceptionnelle.

Les violences sexuelles concernent toutes les catégories sociales, tous les milieux, toutes les générations. Elles touchent des petites filles, des petits garçons, des adolescentes, des adolescents, mais aussi des femmes et des hommes adultes.

Je crois également que ces chiffres nous confrontent à une réalité difficile : il ne s'agit pas de quelques situations isolées. Lorsque l'on découvre qu'un enfant est victime toutes les trois minutes, il devient difficile de continuer à penser que cela n'arrive qu'aux autres.


Derrière les chiffres, des vies profondément impactées

Lorsque l'on parle de statistiques, on risque parfois d'oublier l'essentiel.

Derrière chaque chiffre se trouve une personne.

Une personne qui dort mal.

Une personne qui vit dans l'hypervigilance.

Une personne qui a du mal à faire confiance.

Une personne qui continue parfois à porter seule certaines blessures depuis des années.

Et c'est probablement ce qui nous bouleverse autant aujourd'hui.

💫 Derrière certaines émotions que vous ressentez en lisant cet article se cache peut-être une histoire, une blessure ou un besoin qui mérite d'être entendu.




Pourquoi ces affaires provoquent-elles autant de colère aujourd'hui ?

Je crois que ce qui révolte profondément de nombreuses personnes aujourd'hui n'est pas uniquement l'existence des violences sexuelles.

Car malheureusement, ces violences ont toujours existé.

Ce qui bouleverse également, c'est le sentiment que certaines victimes ont parfois dû attendre des années, voire des décennies, avant d'être entendues.

Que certaines alertes n'ont pas été prises au sérieux.

Que certaines souffrances sont restées invisibles.

Et que certaines personnes ont porté seules le poids de ce qu'elles avaient vécu pendant très longtemps.

Au fil de mes accompagnements, j'ai souvent constaté que la souffrance ne vient pas uniquement de l'agression elle-même.


Elle vient aussi de ce qui n'a pas eu lieu.

Ne pas avoir été protégé(e).

Ne pas avoir été entendu(e).

Ne pas avoir été cru(e).


Comme si une seconde blessure venait parfois s'ajouter à la première.

Une blessure d'injustice.

Une blessure de trahison.

Une blessure d'abandon.


Pourquoi le sentiment d'injustice est-il si fort ?

Je crois que nous avons tous besoin de savoir que les enfants (et les adultes victimes) seront protégés.

Que les victimes seront entendues.

Que la vérité finira par être reconnue.

Lorsque ces croyances sont ébranlées, cela provoque souvent une immense colère.

Car au-delà des faits eux-mêmes, beaucoup de personnes ont le sentiment que quelque chose de fondamental a été rompu : la confiance dans notre capacité collective à protéger les plus vulnérables.

Et cette émotion ne touche pas uniquement les victimes.

Elle touche aussi les parents.

Les grands-parents.

Les proches.

Et parfois même des personnes qui n'ont jamais été directement confrontées à ce type de violence.


Pourquoi le sentiment d'impunité provoque-t-il autant de colère ?

Je crois qu'une autre raison explique l'intensité des réactions actuelles.

Ce n'est pas seulement l'existence des agressions sexuelles qui bouleverse.

C'est parfois aussi le sentiment que certaines victimes doivent se battre pendant des années pour être entendues.

Que certaines procédures durent extrêmement longtemps.

Que certaines affaires sont classées sans suite malgré une souffrance bien réelle.

Que certaines victimes ont parfois l'impression de devoir prouver encore et encore ce qu'elles ont vécu. Que des victimes "supplémentaires" auraient pu être évités si une justice avait été plus rapide.

Et que certaines personnes accusées continuent parfois à exercer leur métier, à bénéficier d'une visibilité publique ou à poursuivre leur vie comme si rien ne s'était passé tant qu'aucune décision de justice définitive n'est intervenue.

Bien sûr, la justice doit respecter des principes essentiels comme la présomption d'innocence et s'appuyer sur des éléments de preuve.

Mais sur le plan émotionnel, beaucoup de personnes vivent difficilement le décalage entre le temps judiciaire et le temps humain.

Car pendant que certaines procédures avancent parfois lentement, les victimes continuent souvent à vivre avec leurs souvenirs, leurs peurs, leurs émotions et les conséquences de ce qu'elles ont vécu.

Je crois que c'est aussi cela qui nourrit aujourd'hui une partie de la colère collective.

Au-delà des affaires elles-mêmes, beaucoup de personnes expriment un besoin profond de justice, de reconnaissance, de protection et de réparation.


Pourquoi certaines personnes sont-elles bouleversées même sans avoir été victimes ?

Parce que ces affaires viennent toucher quelque chose de profondément humain : notre besoin de justice, notre besoin de sécurité et notre besoin de croire que les plus vulnérables seront protégés.


Exemple d'accompagnement peur d'agression sexuelle

J'ai accompagné une femme qui n'avait jamais subi d'agression sexuelle. Pourtant, certaines affaires médiatisées la bouleversaient profondément. Elle se surprenait à y penser pendant des jours, ressentait beaucoup de colère, d'inquiétude et parfois même une peur difficile à expliquer.

Au départ, elle pensait simplement être très sensible à l'actualité.

Au fil de notre accompagnement, elle a compris que ces affaires réveillaient en réalité une blessure beaucoup plus ancienne : celle de ne jamais s'être sentie entendue, protégée ou soutenue lorsqu'elle souffrait.

Chaque nouvelle affaire venait inconsciemment réactiver ce sentiment d'injustice et d'impuissance qu'elle portait depuis des années.

En travaillant sur cette blessure, elle a progressivement retrouvé davantage de recul face à l'actualité, plus de sérénité au quotidien et surtout le sentiment de pouvoir rester touchée sans être submergée.


💫 Je constate souvent que nos réactions actuelles ne parlent pas uniquement du présent. Elles parlent parfois aussi de notre histoire. Cela vient aussi éclairer une blessure plus ancienne qui demande enfin à être reconnue et apaisée.


D'ailleurs, si le thème de l'injustice résonne particulièrement en vous, j'ai consacré un article complet à cette blessure que je retrouve très souvent dans mes accompagnements : La blessure d'injustice : signes, conséquences et pistes pour la dépasser.

💫 Derrière certaines colères se cache parfois une partie de nous qui demande simplement à être entendue, reconnue et apaisée.




Les violences sexuelles sont avant tout des affaires d’abus de pouvoir et de domination

Pendant longtemps, les violences sexuelles ont été expliquées comme des affaires de pulsions sexuelles incontrôlables, de frustration ou encore de besoins sexuels prétendument plus importants chez les hommes.

Pourtant, les recherches en psychologie, en criminologie et en santé publique montrent une réalité bien différente.

Les violences sexuelles ne sont pas principalement motivées par un besoin sexuel. Elles sont le plus souvent liées à des mécanismes de domination, de contrôle, d'emprise, d'humiliation ou d'abus de pouvoir.

Autrement dit, il ne s'agit pas simplement de sexualité. Il s'agit d'utiliser la sexualité comme un moyen d'imposer sa volonté à une autre personne.


Ce que la science nous apprend sur les violences sexuelles

Contrairement à une idée encore largement répandue, les hommes ne commettent pas des violences sexuelles parce qu'ils auraient des besoins sexuels impossibles à contrôler.

Même si certaines études montrent des différences moyennes de désir sexuel entre hommes et femmes, ces différences ne permettent absolument pas d'expliquer les agressions sexuelles, les viols ou les comportements prédateurs.

De plus, les chercheurs soulignent qu'il existe d'importantes variations d'un individu à l'autre. Les violences sexuelles ne sont donc pas le résultat d'un excès de libido.

Elles sont davantage associées à :

  • un besoin de contrôle ;

  • un sentiment de supériorité ou de toute-puissance ;

  • une volonté de domination ;

  • l'absence de respect du consentement ;

  • l'exploitation d'une position d'autorité ou de vulnérabilité.

Réduire les violences sexuelles à une question de libido revient donc à passer à côté de leur véritable nature.


L'affaire Pélicot : quand la question du pouvoir apparaît au grand jour

L'affaire Pélicot a profondément bouleversé la société française parce qu'elle a mis en lumière une réalité souvent difficile à regarder en face.

Au-delà des actes eux-mêmes, cette affaire a soulevé une question fondamentale :

Comment certaines personnes peuvent-elles en venir à considérer le corps d'un autre être humain comme un objet sur lequel elles disposent d'un droit ?

Cette question dépasse largement le cadre de la sexualité.

Elle interroge :

  • le rapport au pouvoir ;

  • le rapport au consentement ;

  • les mécanismes de déshumanisation ;

  • le sentiment d'impunité ;

  • la responsabilité individuelle et collective face aux violences.

Lorsque le consentement disparaît, nous ne sommes plus dans le domaine de la sexualité partagée mais dans celui de la violence.


L'affaire Lyhanna et l'importance de protéger les victimes

Plus récemment, l'affaire Lyhanna a rappelé l'importance de prendre au sérieux les signaux d'alerte et les mécanismes qui permettent parfois à certains auteurs de continuer à exercer une emprise malgré des comportements déjà connus ou signalés.

Ces affaires mettent en évidence une réalité essentielle :

Les violences sexuelles ne concernent pas seulement la relation entre un auteur et une victime.

Elles questionnent également :

  • les réactions de l'entourage ;

  • la capacité des institutions à protéger ;

  • les mécanismes de silence ;

  • la peur de ne pas être cru(e) ;

  • les difficultés rencontrées par les victimes lorsqu'elles cherchent de l'aide.


Pourquoi il est essentiel de comprendre cette différence

Comprendre que les violences sexuelles sont avant tout des violences de domination peut être une étape importante dans le processus de reconstruction.

Après une agression sexuelle, de nombreuses victimes cherchent des explications en elles-mêmes :

  • « J'aurais dû réagir autrement » ;

  • « J'aurais dû partir » ;

  • « J'aurais dû me défendre » ;

  • « Peut-être que j'ai envoyé le mauvais message ».

Pourtant, la responsabilité appartient toujours à l'auteur.

La violence sexuelle ne dit rien de la valeur de la victime.

Elle révèle en revanche quelque chose du rapport au pouvoir, aux limites, au consentement et à l'autre de celui qui l'a commise.


Retrouver sa place après une violence sexuelle

Les conséquences psychologiques d'une violence sexuelle peuvent être profondes :

  • perte de confiance en soi ;

  • anxiété ou hypervigilance ;

  • difficultés relationnelles ;

  • honte ou culpabilité ;

  • troubles du sommeil ;

  • dissociation ;

  • sentiment d'insécurité permanent.

La reconstruction consiste alors progressivement à réintégrer une vérité essentielle :

Vous n'êtes pas responsable de ce que vous avez subi.

La violence sexuelle n'est pas la conséquence d'un désir trop fort.

Elle est la conséquence d'un non-respect du consentement et d'un abus de pouvoir.

Et c'est précisément pour cette raison que le travail thérapeutique vise souvent à restaurer ce qui a été atteint : le sentiment de sécurité, les limites personnelles, la confiance en soi et la liberté d'être pleinement soi-même.


Pourquoi certaines victimes parlent-elles 10, 20 ou 30 ans plus tard ou n'en parlent pas ?

52 ans.

Selon un article publié par Marie Claire en 2026, l'âge moyen auquel les victimes de violences sexuelles subies notamment dans l'enfance révèlent les faits est de 52 ans. Ce constat rappelle une réalité souvent méconnue : le silence n'est pas un oubli mais bien souvent l'une des conséquences du traumatisme.

Cette prise de conscience progresse également au niveau institutionnel. En 2026, l'Union européenne a adopté une nouvelle directive visant à renforcer la protection des victimes de violences sexuelles et à mieux reconnaître les réalités vécues par les survivants.


C'est probablement l'une des questions que j'entends le plus souvent : « Pourquoi je n'ai pas réussi à parler avant ? »

Lorsque l'on n'a jamais vécu de violences sexuelles ou de traumatisme sexuel, cette question peut sembler étrange. Pourtant, la réalité est souvent beaucoup plus complexe.


Parce que le cerveau met parfois en place des mécanismes de survie extrêmement puissants : sidération, dissociation, honte, culpabilité, peur des conséquences ou encore mémoire traumatique.


La sidération, la honte et la peur

Face à un danger extrême, certaines victimes entrent dans un état de sidération. Le corps est présent, l'esprit aussi, mais la capacité à réagir disparaît temporairement. À cela s'ajoutent souvent la honte, la culpabilité, la peur de ne pas être cru(e), la peur du jugement ou encore la peur de détruire sa famille.

Beaucoup de victimes finissent même par douter de leur propre vécu.

Comme si elles avaient besoin d'une autorisation pour reconnaître leur souffrance.


Qu'est-ce que la mémoire traumatique ?

La mémoire traumatique est un mécanisme qui permet au cerveau de survivre lorsqu'un événement est trop difficile à intégrer. Certains souvenirs peuvent rester enfouis pendant des années puis réapparaître à l'occasion d'une actualité, d'une relation ou d'une situation particulière.


Exemple d'accompagnement mémoire traumatique dans les rêves

J'ai accompagné une femme qui rêvait régulièrement d'elle enfant. Dans ce rêve, elle courait pour aller se cacher dans une armoire et tentait désespérément de s'y enfermer pour se mettre à l'abri.

Au moment où elle est venue me consulter, elle ne faisait pas encore le lien entre ce rêve récurrent, son anxiété et certaines violences sexuelles vécues plus de trente ans auparavant.

Pendant des années, elle avait refoulé ces souvenirs pour continuer à avancer. Puis, à la suite d'un choc émotionnel, certaines mémoires ont commencé à refaire surface, accompagnées d'émotions intenses qu'elle ne comprenait pas toujours.

Au fil de notre accompagnement, elle a réalisé qu'une partie d'elle n'essayait pas de revivre le passé. Elle cherchait simplement à être entendue, reconnue et apaisée.

Nous avons travaillé à accueillir ces mémoires avec douceur, à libérer progressivement les émotions restées bloquées pendant toutes ces années et à redonner à cette petite fille intérieure le sentiment de sécurité qu'elle n'avait jamais pu trouver à l'époque.

Progressivement, son anxiété s'est apaisée, elle s'est sentie davantage en sécurité dans sa vie quotidienne et ce rêve qui la poursuivait depuis si longtemps a fini par disparaître.


💫 Derrière certaines mémoires qui remontent se cache parfois une partie de nous qui attend simplement d'être écoutée pour pouvoir enfin avancer.

Je crois qu'il est essentiel de comprendre que le silence n'est pas forcément une preuve que les faits n'ont pas existé.

Il est souvent le signe de la profondeur du traumatisme.

💫 Si certaines émotions remontent aujourd'hui à la surface, cela ne signifie pas que vous régressez. Cela signifie parfois qu'une partie de vous est enfin prête à être écoutée.




Quelles peuvent être les conséquences psychologiques des violences sexuelles ?



Chaque personne réagit différemment à un traumatisme sexuel. Certaines conséquences apparaissent rapidement. D'autres émergent plusieurs années plus tard.


Anxiété, hypervigilance et troubles du sommeil

L'une des conséquences que je rencontre le plus souvent est l'hypervigilance. Comme si le système nerveux restait bloqué dans l'attente permanente d'un danger. Certaines personnes ont du mal à se détendre, anticipent constamment le pire ou souffrent de troubles du sommeil persistants.

Difficulté à faire confiance

Lorsque la violence a été commise par une personne proche, la confiance peut être profondément impactée. Je rencontre régulièrement des personnes qui me disent avoir toujours peur d'être déçues, abandonnées ou trahies.

Estime de soi, relations amoureuses et sexualité

Les agressions sexuelles peuvent également fragiliser l'estime de soi, la confiance en soi et la capacité à vivre des relations sereines. Certaines personnes ont du mal à poser leurs limites. D'autres attirent régulièrement des relations douloureuses. D'autres encore ont le sentiment de ne jamais être complètement en sécurité.

Exemple d'accompagnement conséquences violences sexuelles

J'ai accompagné un homme qui vivait dans un état d'alerte permanent. Il analysait tout, anticipait tout et avait beaucoup de mal à se détendre ou à faire confiance aux autres. Il pensait que c'était simplement sa personnalité.

Au fil de notre accompagnement, il a réalisé que ce besoin constant de contrôle était devenu une stratégie de protection développée depuis de nombreuses années à la suite d'une agression sexuelle.

Son corps et son esprit continuaient à fonctionner comme si le danger était toujours présent, alors même que les faits appartenaient au passé.

Progressivement, il a pu sortir de cet état d'hypervigilance, relâcher son besoin permanent de tout maîtriser et réapprendre à faire confiance. Il a retrouvé davantage de sérénité dans ses relations, un meilleur sommeil et surtout la sensation de ne plus être constamment en train de se protéger.


💫 Les conséquences des violences sexuelles ne s'arrêtent pas toujours lorsque les faits prennent fin. Elles peuvent parfois continuer à influencer la manière dont nous nous sentons, dont nous aimons ou dont nous faisons confiance. Heureusement, il est possible de retrouver progressivement davantage de sécurité intérieure et de liberté.


La bonne nouvelle est que ces conséquences ne sont pas une fatalité.

Je constate régulièrement que lorsque les blessures sont reconnues, comprises et accompagnées, de nombreuses choses peuvent évoluer.

💫 Vous n'êtes pas ce que vous avez vécu. Vous êtes bien plus vaste que votre histoire.




Pourquoi les parents ou les personnes qui souhaitent devenir parents sont-ils autant bouleversés par ces affaires ?

Depuis plusieurs mois, je remarque que beaucoup de personnes profondément touchées par ces affaires ne sont pas forcément des victimes de violences sexuelles.


Ce sont parfois des parents.

Parfois des futurs parents.

Parfois des grands-parents.

Parfois simplement des adultes qui se projettent dans ce qu'a pu vivre un enfant.


Je crois que lorsque nous aimons un enfant, quelque chose change profondément. Nous ne regardons plus seulement une information. Nous imaginons notre propre enfant à la place de l'enfant dont il est question.

Et cette simple projection peut être bouleversante.


Quand la peur pour ses enfants devient envahissante

Certaines personnes deviennent beaucoup plus vigilantes. Elles remettent en question certaines structures, certaines activités ou certaines personnes auxquelles elles faisaient confiance auparavant. D'autres développent une peur permanente qu'il arrive quelque chose à leur enfant.


Exemple d'accompagnement traumatisme affaire de violences sexuelles

J'ai accompagné une mère qui ne dormait presque plus depuis plusieurs semaines. Chaque nouvelle affaire réveillait chez elle une peur immense pour ses enfants. Elle vérifiait constamment que tout allait bien. Elle imaginait le pire. Elle se sentait épuisée.

Au fil de notre accompagnement, elle a compris que derrière cette peur se cachait aussi son immense besoin de protéger. Peu à peu, elle a retrouvé davantage de calme et appris à distinguer la vigilance utile de l'inquiétude permanente.


Je crois qu'il est important de trouver un équilibre.

Oui, il est essentiel de protéger les enfants.

Oui, il est important d'être attentif.

Mais vivre dans une peur permanente n'aide ni les parents ni les enfants.

Les enfants ont besoin de protection.

Mais ils ont aussi besoin de parents suffisamment apaisés pour leur transmettre confiance, stabilité et sécurité.

💫 Prendre soin de vos propres peurs est aussi une manière de prendre soin de vos enfants.




Comment protéger nos enfants et favoriser leur parole ?

C'est probablement l'une des questions les plus importantes aujourd'hui.

Comment protéger nos enfants ?

Comment les aider à parler ?

Comment savoir si quelque chose ne va pas ?


Les enfants victimes d'agressions sexuelles n'ont pas toujours les mots pour raconter ce qu'ils ont vécu. Certains ont peur. Certains ont honte. Certains ne comprennent même pas réellement ce qui leur est arrivé. D'autres craignent les conséquences s'ils parlent.


Quels signes peuvent parfois alerter ?

Il n'existe pas de signe unique permettant d'affirmer qu'un enfant subit des violences.

En revanche, certains changements soudains méritent parfois d'être observés avec attention : troubles du sommeil, anxiété importante, peurs inhabituelles, isolement, repli sur soi, agressivité soudaine, difficultés scolaires, régression de certains comportements ou refus d'être en présence d'une personne en particulier.

Bien entendu, ces signes peuvent avoir de nombreuses autres explications.

Mais ils méritent parfois que l'on s'intéresse à ce que vit l'enfant.


Comment favoriser la parole d'un enfant ?

Je crois que l'une des plus belles protections que nous puissions offrir à un enfant est de lui montrer qu'il peut parler.

Qu'il sera écouté.

Qu'il sera pris au sérieux.

Qu'il ne sera pas jugé.

Qu'il ne sera pas puni parce qu'il dit la vérité.

Au fil de mes accompagnements, j'ai constaté que de nombreux enfants parlent davantage lorsqu'ils se sentent en sécurité émotionnelle que lorsqu'ils se sentent interrogés.


Que faire si un enfant se confie ?

L'une des erreurs les plus fréquentes consiste à vouloir immédiatement obtenir tous les détails.

Pourtant, l'enfant a souvent besoin avant tout d'être accueilli.

Écouté.

Rassuré.

Protégé.

Si un enfant se confie, il est généralement préférable d'écouter avec calme, d'éviter les questions suggestives et de prendre ses paroles au sérieux.


Exemple d'accompagnement d'un enfant victime de violences sexuelles

J'ai accompagné un jeune garçon qui présentait depuis plusieurs mois une forte anxiété apparue après un séjour en colonie de vacances. Il dormait mal, se montrait beaucoup plus inquiet qu'auparavant et avait du mal à exprimer ce qu'il ressentait.

Au fil de son accompagnement, parce qu'il se sentait progressivement en sécurité, il a commencé à mettre des mots sur certains vécus qu'il gardait pour lui depuis longtemps.

Ce qui a permis cette évolution n'était pas la pression pour parler.

Ce n'était pas non plus le fait de lui poser toujours plus de questions.

C'était le sentiment d'être enfin écouté, cru et en sécurité.

En parallèle de son suivi avec un psychologue, nous avons également travaillé à apaiser les peurs, les émotions et les tensions qui s'étaient accumulées en lui afin qu'il ne reste pas seul avec ce qu'il avait vécu.

Progressivement, son anxiété a diminué, son sommeil s'est amélioré et il a retrouvé davantage de sérénité dans son quotidien.

💫 Les enfants n'ont pas toujours besoin de plus de questions. Ils ont souvent besoin de davantage de sécurité pour pouvoir parler. Et lorsqu'ils se sentent suffisamment en confiance, un véritable travail d'apaisement et de reconstruction peut commencer.




Les violences sexuelles, l'inceste et les secrets de famille : une réalité plus proche qu'on ne l'imagine

Au fil de mes accompagnements, j'ai progressivement réalisé quelque chose de profondément bouleversant : les violences sexuelles, l'inceste et certaines formes d'abus sont beaucoup plus répandus que ce que nous aimerions croire.

Lorsque l'on commence à écouter les histoires familiales, les non-dits, les secrets et les blessures qui n'ont jamais pu être exprimées, on découvre souvent que ces réalités sont beaucoup plus proches de nous que nous le pensions.

Je ne dis pas que toutes les familles ont connu l'inceste ou des agressions sexuelles identifiées.

En revanche, je constate régulièrement que de nombreuses familles portent des histoires de violences, d'abus, de domination ou de souffrances qui n'ont jamais pu être racontées.

Pendant des générations, de nombreuses victimes n'ont jamais parlé.

Certaines parce qu'elles avaient peur.

Certaines parce qu'elles avaient honte.

Certaines parce qu'elles savaient qu'elles ne seraient pas crues.

Certaines parce qu'elles dépendaient de leur agresseur.


Exemple d'accompagnement conséquences de mémoires familiales liées aux violences sexuelles

J'ai accompagné une femme qui venait initialement pour une profonde angoisse lorsqu'elle se retrouvait seule en présence d'hommes. Elle était constamment sur ses gardes, analysait tout, anticipait tout et avait beaucoup de mal à se sentir réellement en sécurité.

Pourtant, elle n'avait jamais vécu elle-même de violences sexuelles.

Au fil de notre accompagnement, certaines histoires familiales ont commencé à émerger. Elle a découvert que plusieurs femmes de sa famille avaient vécu des violences sexuelles dont personne ne parlait jamais.

Ce qui l'a le plus bouleversée n'était pas seulement l'existence de ces événements.

C'était le silence qui les entourait.

Comme si la peur, la méfiance et l'insécurité s'étaient transmises de génération en génération sans jamais être nommées.

Au fil du travail de libération, elle a pu se réapproprier son histoire, différencier ce qui lui appartenait de ce qui appartenait à sa lignée familiale et retrouver progressivement davantage de confiance.

Elle a cessé de vivre dans un état d'hypervigilance permanent, s'est sentie plus libre dans ses relations et a appris à se sentir davantage en sécurité dans son quotidien.

💫 Certaines peurs semblent parfois disproportionnées ou difficiles à expliquer. Il arrive qu'elles soient liées à des histoires familiales restées dans l'ombre pendant de nombreuses années. Travailler sur ces mémoires permet souvent de retrouver davantage de liberté intérieure.


Les violences sexuelles dans l'enfance et l'inceste mériteraient à eux seuls un article complet. D'ailleurs, j'avais déjà consacré un article entier à ce sujet dès 2021, bien avant que certaines affaires ne remettent ces questions au centre de l'actualité.

💫 Derrière certaines souffrances individuelles se cachent parfois des années de silence, de non-dits et de blessures jamais reconnues.




Comment se reconstruire après des violences sexuelles ?

C'est probablement la question la plus importante.

Parce qu'après les chiffres, après la colère, après les révélations et après la compréhension du traumatisme, une autre question finit souvent par émerger :

Est-il possible d'aller mieux ?

Est-il possible de se reconstruire ?

Est-il possible de retrouver une forme de paix après ce que l'on a vécu ?


Après plusieurs années d'accompagnement, ma réponse est oui.

Cela ne signifie pas oublier.

Cela ne signifie pas minimiser ce qui s'est passé.

Cela ne signifie pas faire comme si rien n'avait existé.

Mais je constate régulièrement qu'il est possible de retrouver davantage de sécurité intérieure, de liberté et d'apaisement.


Retrouver un sentiment de sécurité

L'une des premières conséquences des violences sexuelles est souvent la perte du sentiment de sécurité. Certaines personnes vivent comme si leur système nerveux restait bloqué dans l'attente d'un danger. Elles surveillent, anticipent, se méfient ou restent constamment sur leurs gardes.

Je constate souvent que la reconstruction commence précisément ici : aider le corps et le système nerveux à comprendre que le danger appartient désormais au passé.


Sortir de la honte et de la culpabilité

La honte est probablement l'une des émotions les plus destructrices que je rencontre dans mon cabinet.

Beaucoup de victimes ont porté pendant des années une culpabilité qui ne leur appartenait pas.

Certaines se reprochent encore de ne pas avoir réagi.

D'autres de ne pas avoir parlé plus tôt.

D'autres encore d'avoir continué à fréquenter certaines personnes après les faits.

Pourtant, je crois qu'il est essentiel de rappeler une chose :

La responsabilité appartient toujours à l'agresseur.

Toujours.


Retrouver confiance en soi et dans les autres

Les agressions sexuelles peuvent profondément fragiliser l'estime de soi, la confiance en soi et parfois même la confiance dans les autres.

Certaines personnes finissent par douter de leurs ressentis.

De leurs intuitions.

De leurs limites.

De leur valeur.


Exemple d'accompagnement de reconstruction après des violences sexuelles

J'ai accompagné une femme qui me disait lors de notre première séance : "Je crois que je serai toujours définie par ce que j'ai vécu."

Au fil de son accompagnement, quelque chose a progressivement changé.

Non pas parce que son histoire avait disparu. Mais parce qu'elle avait cessé d'être toute son identité.

Elle a recommencé à prendre sa place. À écouter ses besoins.

À faire davantage confiance à ses ressentis. Et c'est souvent cela que j'observe : le traumatisme cesse progressivement d'occuper toute la place.


Il n'est jamais trop tard

L'une des choses qui me frappent le plus est que certaines personnes viennent consulter dix, vingt, trente ou quarante ans après les faits.

Parfois elles pensent qu'il est trop tard.

Parfois elles pensent qu'elles devraient déjà avoir tourné la page.

Pourtant, je constate régulièrement que le psychisme possède une formidable capacité d'évolution, même plusieurs décennies après un traumatisme.

Il n'existe pas d'âge limite pour commencer à prendre soin de soi.

💫 Vous n'êtes pas responsable de ce que vous avez subi. Mais vous avez le droit de ne plus porter seul(e) les conséquences de cette histoire.




Comment être accompagné(e) après des violences sexuelles, un traumatisme ou un sentiment d'injustice ?

Si vous êtes arrivé(e) jusqu'ici, peut-être que cet article a réveillé certaines émotions. Peut-être vous êtes-vous reconnu(e) dans certaines situations. Peut-être avez-vous repensé à votre propre histoire, à celle d'un proche ou à certaines blessures que vous portez encore aujourd'hui.


Au fil de mes accompagnements, j'ai constaté que les conséquences des violences sexuelles, de l'inceste, des agressions sexuelles ou du sentiment de ne pas avoir été protégé(e) peuvent prendre des formes très différentes : anxiété, hypervigilance, troubles du sommeil, difficulté à faire confiance, peur de l'abandon, difficultés relationnelles, perte de confiance en soi, colère, honte ou profond sentiment d'injustice.

Heureusement, il existe aujourd'hui différentes approches pour vous aider à avancer.


🌍 Partout dans le monde (👩‍💻 en visio ou par téléphone 📞)

🛋️ Ou en présentiel dans mon cabinet à Paris


Thérapeute violences sexuelles, un traumatisme ou un sentiment d'injustice
Mon expertise en tant que thérapeute




🎯 Soins énergétiques et violences sexuelles

→ Je travaille sur vos énergies pour apaiser les tensions, libérer les blocages, vous aider à vous reconnecter avec vos potentiels et rétablir votre équilibre intérieur.


Soins énergétiques et violences sexuelles

Ces accompagnements peuvent notamment aider à :

  • Travailler sur certaines conséquences du traumatisme et de la mémoire traumatique.

  • Apaiser certaines peurs envahissantes.

  • Retrouver davantage de sécurité intérieure.

  • Libérer certaines tensions émotionnelles accumulées depuis longtemps.


🎯 Hypnose thérapeutique et spirituelle et violences sexuelles

→ Nous travaillons par la parole sur la libération de vos blocages et la reconnexion à vos potentiels, avec ma méthode vous gardez le contrôle et restez parfaitement conscient(e).

Hypnose thérapeutique et violences sexuelles

Ces accompagnements peuvent notamment aider à :

  • Travailler sur certaines conséquences du traumatisme et de la mémoire traumatique.

  • Retrouver davantage de confiance en soi.

  • Sortir progressivement de certains schémas de peur ou d'hypervigilance.


🎯 Soins de l'âme et violences sexuelles

→ Nous travaillons d'âme à âme pour libérer les mémoires profondes et retrouver paix et clarté.

Soins de l'âme et violences sexuelles

Ces accompagnements peuvent notamment aider à :

  • Travailler sur certaines mémoires anciennes.

  • Retrouver davantage de paix intérieure.

  • Se libérer de certains poids émotionnels persistants.


🎯 Séances de coaching et violences sexuelles

→ Il s'agit d'échanges actifs et bienveillants pour comprendre, clarifier, réorienter.

Ces accompagnements peuvent notamment aider à :

  • Comprendre certains mécanismes émotionnels.

  • Retrouver davantage de clarté.

  • Reprendre confiance dans vos choix et dans votre avenir.


🎯 Guidances et violences sexuelles

→ Les guidances permettent d'éclairer sur votre situation actuelle, vos émotions, vos freins, vos opportunités et vos choix. (Attention: je ne réponds pas aux questions pour savoir qui était votre agresseur.)

Ces accompagnements peuvent notamment aider à :

  • Apporter de la compréhension.

  • Retrouver du sens.

  • Avancer avec davantage de confiance.




🎯 Drainages lymphatiques & énergétiques et violences sexuelles (uniquement au cabinet à Paris – réservés aux femmes)

→ Les drainages lymphatiques & énergétiques sont des massages holistiques du corps qui permettent de relâcher de nombreuses tensions physiques et émotionnelles accumulées. Après des violences sexuelles, certaines personnes vivent comme si leur corps restait constamment en état d'alerte. D'autres se sentent déconnectées de leurs sensations, de leurs émotions ou de leur féminité. Ces massages offrent un espace sécurisant pour ralentir, respirer et retrouver progressivement davantage de détente, de présence à soi et de confiance dans son corps.

Drainages lymphatiques & énergétiques et violences sexuelles (uniquement au cabinet à Paris – réservés aux femmes)

Ces accompagnements peuvent notamment aider à :

  • Apaiser certaines manifestations de l'hypervigilance, du stress chronique et de l'anxiété.

  • Retrouver progressivement un rapport plus serein, plus doux et plus sécurisant à son corps.

  • Relâcher certaines tensions physiques et émotionnelles accumulées parfois depuis de nombreuses années.



🎯 Massages Kobido & énergétiques et violences sexuelles (uniquement au cabinet à Paris)

→ Les Massages Kobido & énergétiques associent relaxation profonde, travail énergétique et reconnexion à soi. De nombreuses personnes ayant vécu des violences sexuelles vivent avec une forte charge mentale, des ruminations, une vigilance permanente ou une difficulté à retrouver de la douceur envers elles-mêmes. Ces massages permettent de s'offrir un moment de sécurité, d'apaisement et de reconnexion à son image avec bienveillance.

Massages Kobido & énergétiques et violences sexuelles (uniquement au cabinet à Paris)

Ces accompagnements peuvent notamment aider à :

  • Apaiser le stress, les ruminations et certaines manifestations de l'anxiété.

  • Retrouver un sentiment de calme, de sécurité et de présence à soi.

  • Se réconcilier progressivement avec son image, son visage et son bien-être émotionnel.

💫 Pour certaines personnes, la reconstruction passe principalement par la parole. Pour d'autres, elle passe aussi par la possibilité de réapprendre à se sentir en sécurité dans leur corps. Les deux approches peuvent être complémentaires.



Chaque accompagnement aide de manière différente.

Il n'y a donc pas de mauvais choix mais simplement des préférences.

Il n'y a pas une méthode meilleure qu'une autre, sinon vous vous doutez bien que je n'en proposerais qu'une.

Si vous hésitez, choisissez de commencer avec un soin énergétique. C'est généralement l'approche la plus polyvalente pour commencer à travailler sur les conséquences émotionnelles, énergétiques et parfois physiques liées à ce type d'expérience.

💫 Quelle que soit la méthode choisie, l'objectif reste le même : vous aider à retrouver davantage de sécurité intérieure, de liberté et de sérénité dans votre vie.




FAQ – Violences sexuelles, mémoire traumatique et reconstruction

Pourquoi certaines affaires me bouleversent-elles autant alors que je n'ai jamais été victime de violences sexuelles ?

Parce que ces affaires ne réveillent pas uniquement des traumatismes liés aux violences sexuelles. Elles peuvent également toucher des blessures d'injustice, d'abandon, de trahison, de manque de protection ou de manque de reconnaissance. Elles viennent aussi toucher notre besoin profondément humain de justice, de sécurité et de protection des plus vulnérables.

Pourquoi certaines victimes parlent-elles plusieurs années après les faits ?

Parce que le cerveau met parfois en place des mécanismes de survie extrêmement puissants : sidération, honte, culpabilité, peur des conséquences, peur de ne pas être cru(e) ou encore mémoire traumatique. Le silence n'est pas forcément une preuve que les faits n'ont pas existé. Il est souvent le signe de la profondeur du traumatisme.

Qu'est-ce que la mémoire traumatique ?

La mémoire traumatique est un mécanisme qui permet au cerveau de survivre à un événement trop difficile à intégrer. Certains souvenirs peuvent rester enfouis pendant des années puis se réactiver plus tard à travers une actualité, une relation, une odeur, une situation ou une émotion particulière.

Peut-on être traumatisé(e) 20 ou 30 ans après une agression sexuelle ?

Oui. Je rencontre régulièrement des personnes qui consultent plusieurs décennies après les faits. Ce n'est pas parce qu'un événement est ancien qu'il cesse automatiquement d'avoir un impact. Certaines blessures restent actives tant qu'elles n'ont pas été reconnues, comprises ou accompagnées.

Pourquoi ai-je l'impression de revivre certaines émotions aujourd'hui ?

Certaines actualités, certaines relations ou certains événements peuvent réactiver des blessures plus anciennes. Cela ne signifie pas que vous régressez. Cela signifie souvent qu'une partie de vous demande enfin à être entendue.

Comment aider un proche victime d'agression sexuelle ?

L'une des choses les plus importantes est d'écouter sans juger, sans minimiser et sans chercher immédiatement à trouver des solutions. Beaucoup de victimes ont avant tout besoin d'être entendues, crues et respectées dans leur rythme.

Comment retrouver un sentiment de sécurité ?

Retrouver un sentiment de sécurité est souvent l'une des premières étapes de la reconstruction. Cela peut passer par un accompagnement thérapeutique, un travail sur le système nerveux, les émotions, les limites personnelles, la confiance en soi et la confiance dans les autres.

Peut-on se reconstruire après des violences sexuelles ?

Oui. La reconstruction ne signifie pas oublier ou effacer le passé. Elle consiste souvent à retrouver davantage de liberté, de sécurité intérieure, de confiance en soi et de sérénité malgré ce qui a été vécu.


En conclusion

Si cet article a résonné en vous, peut-être que ce n'est pas un hasard.

Peut-être que certaines lignes ont mis des mots sur ce que vous ressentez depuis longtemps.

Peut-être qu'elles ont réveillé certaines questions.

Peut-être même certaines blessures.

Au fil de mes accompagnements, j'ai appris une chose essentielle : nous ne pouvons pas changer le passé, mais nous pouvons transformer la manière dont il continue à vivre en nous aujourd'hui.

Que vous soyez directement concerné(e) par des violences sexuelles, que vous soyez parent, proche d'une victime ou simplement profondément bouleversé(e) par certaines affaires, vous n'êtes pas obligé(e) de porter cela seul(e).

Il existe des espaces où votre histoire peut être accueillie avec respect, douceur et sans jugement.

Il existe des chemins de reconstruction.

Il existe des chemins de compréhension.

Il existe des chemins d'apaisement.

Et il n'est jamais trop tard pour commencer à prendre soin de soi.


🌸 Vous méritez d'alléger ce fardeau et de retrouver davantage de sérénité intérieure.




À propos de l'auteure


Elisa Erin est thérapeute holistique, hypnothérapeute et énergéticienne

à Paris 10 (République) et à distance dans plus de 20 pays depuis 2019.

Maître-praticienne en Hypnose Humaniste et Thérapie Symbolique Avancée,

Maître-praticienne en soins énergétiques, coach,

elle accompagne les personnes souffrant de blocages émotionnels, de

schémas répétitifs et de traumatismes, dont les violences sexuelles


Plus de 1100 personnes accompagnées.

→ Découvrir ses accompagnements : elisa-therapie-coaching.com

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