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Les étiquettes: libérez-vous des étiquettes qui enferment ou influencent négativement votre vie

Les étiquettes sont tous les mots que nous utilisons pour définir le comportement d'une personne. La théorie de l'étiquetage correspond à l'identification et l'adoption d'un comportement (souvent de manière inconsciente) par une personne selon la manière dont elle a été définie, décrite ou "catégorisée" par une ou plusieurs autres personnes. C'est un rôle qui va souvent être rempli de manière inconsciente.

L'étiquetage correspond au fait que nous en venons souvent à nous identifier et à nous comporter, malgré nous, de manière à refléter la façon dont les autres nous étiquettent ou dont nous pensons qu'ils nous étiquettent. Parfois on peut donc aussi s'étiqueter soi-même en se considérant comme bizarre par exemple. Nous pouvons aussi facilement étiqueter les autres. Or une étiquette, parfois, si nous n'y prenons pas garde, nous pouvons la garder collée toute notre vie. Cela peut être comme un tampon en plein milieu du front, comme une marque qu'on peut penser indélébile, indissociable de notre personnalité.

Nous ne sommes pas juste la bonne copine à l’oreille attentive, le colérique, ni uniquement une mère de famille ou l’éternel célibataire. S’identifier à une seule facette de notre personnalité va nous pousser à vivre coincé dans une case.

Même lorsqu’elles sont positives, les étiquettes peuvent générer beaucoup de stress et d’anxiété, de pression par rapport aux attentes qu’elles génèrent. Ainsi, je vous suggère de ne pas confondre ou réduire une personne à une maladie, à son alcoolisme, à sa colère, un enfant à ses résultats scolaires, un adolescent à actes etc...

Quelle étiquette avez-vous et laquelle avez-vous donnée aux autres? Parfois cette étiquette qui vous a été collée est un fardeau. Nous n’avons pas toujours conscience d’être prisonnier d’un rôle ou de nous conformer à une étiquette.

En voici quelques exemples: "l'artiste, la rigolote, la personne bizarre, l'infirmière, l'égoïste, l’intello, la victime, la gentille fille, le séducteur, le maladroit, la tête en l'air, la fille facile, le caïd, l'hypersensible, le turbulent, le peureux, la casse-cou, la timide, le colérique, le sauveur, l'alcoolique, la sage, la fille chiante, l'homme à femmes, l'homme toxique, la femme speed, le HPI etc.".

La fatigue chronique, l'irritabilité, l'insatisfaction, la colère, le stress, la répétition de rencontres malheureuses ou le manque d’estime de soi peuvent indiquer que nous désirons être libéré de notre étiquette, de notre prison.

S’interroger et travailler sur soi, c’est souvent regarder d’un autre œil le rôle que notre famille, nos amis nous ont attribué et dans lequel nous restons bloqués parce qu'inconsciemment nous pensons que c'est plus confortable. On construit parfois même toute sa personnalité autour de cela. Je rencontre lors des séances des personnes souvent convaincus d’ÊTRE ces étiquettes, qui se définissent par un adjectif, par leur maladie, etc. Il est important de ne pas se définir soi-même ou les autres par des étiquettes et d'être plus vigilant avec les mots que nous employons.

Et vous, dans quel rôle vous sentez-vous comme enfermé? Envie d'en sortir? Mon rôle est de vous aider si vous le souhaitez à sortir d'une cage dans laquelle on vous a enfermé, vous vous êtes enfermé parfois et prendre votre envol.


  • Qu'est-ce qu'une étiquette?

  • Les 3 dangers des étiquettes

  • Comment se retrouve-t-on avec une étiquette, enfermé dans un rôle?

  • L'enfance et la mise en place consciente et inconsciente des étiquettes

  • Le pouvoir des mots et donc des étiquettes

  • Comment identifier son étiquette ou ses étiquettes?

  • Mon accompagnement: se libérer des étiquettes qui enferment et influencent négativement notre vie

  • Exemples de consultation

Qu'est-ce qu'une étiquette?

Une étiquette est l'identification et l'adoption d'un comportement par une personne selon la manière dont elle a été définie, décrite ou "catégorisée" par une ou plusieurs autres personnes. C'est un rôle qui va souvent être rempli de manière inconsciente.

Il y a 2 types d'étiquettes:

  1. celles que nous nous collons, souvent inconsciemment, que nous portons, qui nous ont été attribuées souvent lorsque nous étions enfant par un parent, par un frère, par un professeur, par d'autres enfants ou autre.

  2. celles que nous donnons aux autres (membres de sa famille, ses enfants, sa compagne/ son compagnon, ses amis, son patron/ sa patronne, ses collègues de travail etc.) bien souvent sans nous en rendre compte...

Les étiquettes peuvent conduire à assumer des rôles et à les intérioriser comme s’ils étaient réellement les nôtres, ancrés pour toute la vie, alors même:

  • qu'ils sont peut-être passagers

  • qu’ils ne nous ressemblent que très peu, voire pas du tout.

Les 3 dangers des étiquettes

Qu'elles soient négatives ou positives, les étiquettes présentent des dangers.

On peut se sentir à un moment de sa vie soit:

  1. comme "à l'étroit ", enfermé avec cette ou ces étiquettes

  2. qu'elles nous freinent, ne nous correspondent plus ou pas du tout

  3. nous font généraliser. Exemple: nous avons rencontré dans notre enfance un autre d'enfant avec une particularité et nous allons ensuite rencontrer, adulte, d'autres personnes avec cette particularité et penser que toutes ces personnes sont exactement pareilles.

L'enfermement ou la réduction

Les étiquettes réduisent une personne à un trait de caractère, aux conséquences d'un événement ponctuel par exemple. Elles nous enferment ou enferment les autres: elles sont fondées sur des stéréotypes et conduisent généralement au développement d’un rôle dans de nombreux cas qui n’est pas approprié ou naturel pour la personne. “Paresseux”, “mauvaise influence”, “lent”, etc. Ce sont là quelques-uns des nombreux labels qui peuvent être imposés. Cela peut pousser à de la stigmatisation.


Ces enfermements peuvent conduire à créer des schémas répétitifs. Pour lire mon article sur le sujet Les schémas répétitifs: comment en sortir afin d'avancer? , cliquez ici.


Je n'ai jamais rencontré en consultation de "raté", de "colérique", de "timide" à vie. Je n'ai rencontré que des adultes qui, dans telle ou telle situation, ont rencontré un ou plusieurs échecs, se sont mis en colère, ont été intimidés etc.. Le travail thérapeutique a consisté à les aider à sortir de cette "étiquette" qu'ils s'étaient collés ou qu'on leur avait collée.


Exemple d'enfermement d'étiquette et de rôle avec le Triangle de Karpman

Le frein

La représentation de soi et la construction de son identité reposent sur un système de croyances intériorisées.

La certitude de nos forces et faiblesses a autant le pouvoir de nous construire que de nous détruire. Parfois anxiogènes, oppressantes ou paralysantes, nos croyances limitantes brident notre potentiel et génèrent freins et blocages.

"Je suis timide". La question est: avez-vous envie de vous libérer de cette timidité?

Prenons l'exemple d'une personne qu'on a toujours qualifiée de "timide". Peut être-a-t-elle toujours rêvé de partir à l'étranger et que cette "timidité" qu'elle pense ancrée à vie en elle, l'en a empêché.


La généralisation

1 comportement ou 1 maladie = 1 personne = c'est faux

Vous pouvez vous retrouver à vous définir ou à définir quelqu'un d'autre par une étiquette.

Nous avons vite tendance à faire d'un comportement une généralité, un état constant, ce faisant nous n'ouvrons aucune perspective à la nuance, à la variation, au changement. Pire, nous donnons à ce comportement une teinte innée, comme s'il était "marqué dans les gènes": "Il est comme ça".


Attention aux étiquettes positives

Prenons garde aussi aux étiquettes "positives" qu'on nous donne, que nous donnons : "c'est une artiste", "c'est l'intello de la famille", "c'est un vrai bout en train", etc. Même si l'étiquette peut paraitre flatteuse, le risque d'enfermement et de manipulation reste le même.

J'ai reçu plusieurs personnes en consultation étiquetées comme des personnes fortes (voir exemple en fin d'article). Cependant, cela peut nous amener à:

  • nous juger nous-mêmes

  • juger les autres dans un moment de faiblesse

  • se priver en partie de ces moments où nous pouvons baisser la garde

  • et cela nous force à rester forts en toutes circonstances parfois en refoulant nos véritables émotions.

Les étiquettes positives peuvent entraîner un enfermement, une responsabilité, une pression et des attentes auxquelles il est difficile de répondre constamment.

Comment se retrouve-t-on avec une étiquette, enfermé dans un rôle ?

Nous avons tous le réflexe parfois inconscient:

  1. de mettre des étiquettes sur les personnes et sur les choses

  2. et surtout sur nous-mêmes.

Il /elle est comme-ci, comme ça. Je suis comme ci, comme ça. Le problème avec les étiquettes, c’est que l’on s’y enferme rapidement ou l’on y enferme rapidement les autres.

Pourquoi nous identifions nous à ces étiquettes ou collons nous des étiquettes?

  • pour éviter de s'interroger sur soi, pour éviter de se rendre compte que nous ne sommes pas "que" cela et faire un travail pour évoluer

  • pour éviter de s'interroger sur ses enfants, sur les autres

  • pour se conformer à l’attente des autres

  • pour recevoir de l’attention et de l’amour

  • pour nous rassurer souvent face à ce que nous ne comprenons pas ou à ce que nous n'acceptons pas. La généralisation est souvent mêlée à de l'insatisfaction, à de l'exaspération, à de la colère, à de la peur ou à de la déception

  • endosser un rôle ou coller à une étiquette sont des mécanismes de défense afin de se protéger.

Au fil du temps, rôles et étiquettes peuvent finir par devenir une partie de notre identité, de notre personnalité. Il est toujours possible de s'en libérer si ces étiquettes sont enfermantes pour vous.


Cela part de croyances souvent limitantes, enfermantes:

"Je suis faible", "je suis paresseux", "je suis timide", "je suis lent", "je suis bon à rien", "je suis bête", "je suis distraite", "je suis colérique", "je n'y arriverais jamais", "je suis une victime", "je suis un menteur"...

Comme leur nom l'indique, quand on parle de croyances limitantes, il s’agit tout simplement de croyances qui vous limitent dans votre vie, qui sont un frein à votre épanouissement car elles vont venir parasiter votre manière de penser. Pour en savoir plus sur le sujet, je vous invite à lire mon article: "Les croyances limitantes: comment les identifier et s'en libérer afin d'avancer?" en cliquant ici.

Heureusement, il n’y a aucune fatalité. Personne n’est condamné à vivre avec une étiquette indéfiniment.

L'enfance et la mise en place des étiquettes

C'est enfant, que la plupart du temps, ces étiquettes vont être mises en place de manière souvent inconsciente. Un enfant va agir conformément à la définition qu’on va lui donner de lui-même.


Beaucoup d'étiquettes sont apposées à un très jeune âge.

"Elle est la première de sa classe"

"Il est turbulent"

"Elle n'est pas facile"

"Il apprend mal"

"Elle est mauvaise élève"

Tel un tampon, ces étiquettes peuvent vous marquer à vie et venir impacter négativement à l'âge adulte.

Définir un enfant avec son comportement va conduire:

  1. à ancrer profondément cette image en lui de qui il pense être

  2. à lui donner une image erronée de lui

  3. à lui faire endosser un rôle dont il n'aura pas forcément conscience qu'il peut s'affranchir par la suite si il le souhaite.

Comme une seconde peau, il va grandir avec son "étiquette", ce personnage qu'il va confondre avec sa personnalité et prendre pour une réalité intérieure.

Pourquoi? Car un enfant:

  • cherche avant tout à recevoir l'attention, la reconnaissance et l'amour de ses parents (et des autres: professeurs, autres enfants etc.)

  • cherche à se conformer à l’attente des autres et plus particulièrement de ses parents, afin de se protéger

  • est très attaché au regard que les autres portent sur lui, il en est même au départ entièrement dépendant

  • cherche sa place.

Un enfant risque de grandir avec la croyance que les autres:

  1. ont le pouvoir de le définir

  2. savent mieux que lui qui il est

  3. savent mieux que lui ce qu'il vaut, ce qu'il veut

Comment un enfant, peut-il trouver la liberté de se définir, de se découvrir, d'évoluer, de grandir si ses parents, ses professeurs, les adultes qui l'entourent, l'enferme dans des cases? Ainsi, il peut perdre sa confiance en lui et donner sans s'en rendre compte beaucoup de pouvoir aux autres.

Dans une famille, nous sommes tous à la recherche d'une place, de notre identité. L'étiquette peut nous donner l'illusion de l'avoir trouvée à vie.

Et c'est pour cela que nous pouvons tomber dans un rôle qu'on va nous attribuer et avoir plus tard parfois peur de nous libérer d'une étiquette, même si celle-ci est négative, de peur de perdre son identité. Or notre identité est bien plus que cela.


On n’est pas par hasard la gentille fille, le clown ou le rebelle. Ces étiquettes ont une fonction: nous faire jouer une partition qui arrange la mise en scène familiale.

Ces étiquettes sont:

  1. des projections ("dans la famille on est comme ça") parfois de nos désirs (avoir une enfant sage par exemple) et parfois de nos peurs (avoir un enfant turbulent par exemple)

  2. des répétitions qui peuvent aussi être des projections: "Elle est comme sa tante"

  3. des réparations: "Elle est comme je ne pouvais pas être"

Exemple: Un enfant qui ment par exemple pourra être la conséquence d'un mensonge d'un des parents, des parents ou d'une mémoire familiale de mensonge, un secret de famille. Un travail thérapeutique du parent concerné sur ce mensonge pourra alors avoir comme influence positive que l'enfant arrêtera de mentir.


En sortir peut mettre en péril l’équilibre du système familial. C’est pour cela que non seulement les jeux de rôle perdurent en famille, mais qu’ils sont prolongés dans le temps par d’autres jeux relationnels, dans la sphère amicale, affective ou professionnelle. Exemple: une personne considérée comme le clown de service, va souvent chercher à faire rire ses collègues (pensant inconsciemment qu'il ne peut être apprécié, aimé que de cette manière car c'est ce qu'il a appris dans sa sphère familiale).

Le problème est que nous n’avons pas suffisamment de recul pour voir que ces projections sont souvent :

  • réductrices

  • abusives

  • voire mensongères.

Vous êtes la calme de service, incapable de vous mettre en colère? Il y a de fortes chances pour que le calme, le refoulement de votre colère ait été la condition pour ne pas être rejetée.


Une fois adulte, cette place qui pourra alors nous être attribuée à travers cette étiquette et sera un rôle que nous pourrons jouer malgré nous afin de garder notre place, notre statut familial.

Et de peur de perdre cette place familiale, nous pourrons nous empêcher de transmuter cela ou d'être autre chose que cette étiquette.

À force de s’entendre répéter qu’il est comme çi ou comme ça, l’enfant apprivoise et s’approprie le(s) trait(s) de caractère qu’on lui attribue. Devenu adulte, il peut s’en servir d’excuses pour rester dans sa zone de confort et ne pas prendre les rênes de sa vie personnelle ou professionnelle, sous prétexte qu’il est trop tête en l’air ou fragile.

Il arrive aussi que l'on se retrouve avec une étiquette plus tard à l'adolescence ou à l'âge adulte, suite à une relation, un évènement ou à une expérience professionnelle particulière par exemple. Cela peut également faire suite à des rumeurs, un harcèlement etc.


Le pouvoir des mots et donc des étiquettes

La loyauté familiale ou le respect inconscient de l'autorité

Nous sommes de plus en plus conscients que les étiquettes négatives ont un effet néfaste sur le développement des enfants.

  • Pourtant, ne vous arrive-t-il pas encore de vous traiter vous-mêmes d’idiot, de bête, de grosse ou autre?

  • Croyez-vous vraiment que ce n'est pas grave, que cela ne vous touche pas?

  • Auriez-vous aimé entendre ces mots lorsque vous étiez enfant?

  • Aimeriez-vous qu’on vous parle ainsi encore aujourd’hui?

  • Laisseriez-vous quelqu’un parler ainsi à votre enfant?

Pour mesurer l'impact des mots en général, je vous invite à faire l'expérience du riz de Masaru Emoto où un pot de riz soumis aux mots positifs aura beaucoup moins de moisissure qu'un autre soumis aux mots négatifs. A faire chez vous, les résultats sont impressionnants. Pour en savoir plus, lisez la 2ème partie de cet article, cliquez ici.

Un enfant va croire ce que vont dire ses parents, ses professeurs qui font office "d'autorité". Les enfants vont avoir tendance à intérioriser ces étiquettes et se comporter “comme prévu”, même en dehors du contexte dans lequel on leur a attribué ces étiquettes, s’attribuant des caractéristiques qui les ont conduites à développer des attitudes qui n’ont rien à voir avec ce qu’elles sont profondément. Ces attitudes, surtout les plus négatives, affectent considérablement l’estime de soi, la connaissance de soi et la motivation.

Conseil: Même si la situation peut vous mettre hors de vous, dire à un enfant « tu es un voleur » parce qu’il a pris quelque chose sans le demander, c’est faire une généralité de son comportement, je vous invite à plutôt à lui dire "tu as pris quelque chose sans le demander". L’usage du temps présent transforme un événement ponctuel (même quand il se répète trop souvent à votre goût) en vérité intemporelle, qui porte atteinte à l’estime de soi.

Les mots ont un pouvoir très puissant. Les enfants sont encore plus sensibles aux mots. Tout comme l'inconscient, l'enfant ne comprend pas toujours la négation ou la critique.

Pris dans un cercle vicieux, nous allons renforcer des comportements ou en adopter de nouveaux pour contribuer à construire cette vérité. Confirmant l’étiquette qu'on nous a collée, notre posture va nous conforter dans la justesse de notre vision de nous-mêmes : je suis paresseux, râleur, maladroite

Nous allons même trouver des preuves pour les justifier et les valider, aligner (inconsciemment) nos actes de façon à ce que la réalité s'y conforme: le supposé bagarreur va devenir agressif, le supposé timide va se montrer réservé…

En effet, derrière un mot, un enfant va entendre derrière l'étiquette, une injonction : "sois fatiguant", "sois lent", "sois timide" "sois feignant".

Le parent faisant autorité sur l'enfant et l'enfant cherchant l'amour inconditionnel, l'enfant est dans la croyance qu'il ne peut pas être autre chose que dit son parent de lui.

L'enfant va alors penser inconsciemment: "Si il/elle dit que je suis timide, alors je le suis vraiment, pas besoin d'essayer d'être autre chose". Il le deviendra alors réellement ou le renforcera pour correspondre encore mieux à ce que ses parents disent de lui.


L’effet positif de l’étiquette scolaire: exemple d'expérience scolaire et l'effet pygmalion

Les psychologues américains R. Rosenthal et L. Jacobson ont mené une expérience dans une école défavorisée. Ils ont fait passer en début d’année des tests de QI et ont attribué un résultat surévalué à 20% des élèves, puis se sont arrangés pour que les enseignants prennent connaissance de résultats aléatoires. En fin d’année, de nouveaux tests de QI ont été réalisés : les résultats des élèves dont les performances avaient été surévaluées ont augmenté. Davantage encouragés par les enseignants du fait d’attentes positives sur leur potentiel, les élèves désignés comme prometteurs ont progressé.

Avec le processus psychologique inverse (effet Golem), l’enfant risque d’intérioriser des remarques négatives (tu es lent, tu n’arrives à rien) et de se convaincre qu’il n’est pas intelligent. Résigné, convaincu qu’il n’est pas capable d’apprendre, l’enfant refuse de travailler et de croire en lui. Ainsi, les préjugés et attitudes d’enseignants conditionneraient certains échecs scolaires en stigmatisant des élèves selon divers critères (le genre, l'origine ethnique, la classe sociale, les performances antérieures, l'apparence physique).

Exercice si vous avez des enfants:

Je vous invite alors à vous demander pour votre enfant: à quoi cette caractéristique que j'observe chez mon enfant (flemme, timidité, colère, lenteur, etc) me renvoie-t-elle ? A quoi fait-elle écho en moi? Quelle croyance, quelle peur ? Comment était-elle accueillie, perçue dans ma famille?


Comment identifier son étiquette ou ses étiquettes?

Il va ici s'agir d'identifier une étiquette qui vous "réduit" ou un rôle qui vous enferme:

  1. Demandez-vous comment vous vous qualifiez en tant qu'adulte. Il n'est pas toujours évident d'identifier sa ou ses étiquettes parce que, au fil du temps, rôles et étiquettes finissent par devenir une partie de notre identité, de notre personnalité. Rappelez-vous alors de votre enfance et de comment on vous qualifiait puis identifiez les étiquettes dont vous souhaitez vous libérer. Vous pouvez également demander à votre entourage.

  2. Puis, afin de démasquer votre besoin inconscient, notez ce qui vous dérange ou vous séduit chez les autres – proches, collègues… – de manière récurrente et prononcée (on peut, par exemple, admirer une personne brillante si l’on était le cancre de la famille, ou un extraverti si l’on était une petite fille modèle). Puis considérez ces caractéristiques comme des comportements que vous ne vous autorisez pas à exprimer : ne pas supporter la colère ou être fasciné par la fantaisie d’autrui s’explique souvent par le fait d’avoir eu à les refouler pour permettre au groupe familial de fonctionner. Ce refoulé constitue l’essence même du rôle enfermant ou de l’étiquette réductrice.

  3. Si vous avez des enfants, cherchez le trait de caractère qui les différencie de vous, et qui vous dérange ou vous fascine. Ce trait saillant est probablement celui qui a été étouffé chez vous – et qui a nourri votre rôle ou conditionné votre étiquette – mais que vous avez, plus ou moins consciemment, favorisé chez lui. Listez les avantages et inconvénients que ces étiquettes vous procurent, puis déchiffrez le besoin qu’elles traduisent.


Mon accompagnement: se libérer des étiquettes qui enferment et influencent négativement notre vie

Décollez vos étiquettes qui vous freinent, qui vous enferment, pour vous débarrasser de cet encombrement inutile.

La bonne nouvelle, c’est que si notre manière de penser, d'aborder la vie et nos relations, sert de filtre à notre réalité, il est alors possible de travailler sur soi, pour modifier notre représentation de nous-mêmes.


Trouver sa place c’est:

  1. apprendre à ne pas jouer un rôle

  2. savoir qui l’on est vraiment

  3. sans chercher à plaire ou à correspondre à l’image que les autres ont de nous

  4. rester soi-même, quelle que soit la situation.

Apprenez à vous libérer de ce poids, pour vous sentir plus libre et vous autoriser à dépasser les limites du possible.

Exemples de consultation

  • J'ai eu l'exemple en séance d'une femme qui venait pour se libérer d'une maladie psychosomatique. Elle m'avait indiqué être allée voir beaucoup de médecins, sans parvenir à s'en libérer, qui lui avaient indiqué qu'il s'agissait d'une maladie psychosomatique (lorsqu'un élément d'ordre psychologique est impliqué). En consultation, quand je lui ai demandé si elle avait un avantage secondaire, elle m'a regardée avec étonnement puis a répondu après quelques secondes de réflexion : "depuis que je suis malade, mon copain s'occupe plus de moi, je trouve ça adorable". Elle n'avait donc pas encore réussi à se détacher de son étiquette, de son rôle de malade, de peur de perdre l'attention qu'elle avait enfin de son compagnon. Après un travail vis-à-vis de son compagnon et de son attention, ainsi qu'un travail de deuil qu'elle n'avait pas encore fait, ses symptômes se sont arrêtés.

  • "Je suis méchante". C'est la 1ère phrase que me dit cette femme en consultation à distance. En la questionnant sur son enfance, elle m'indique qu'enfant sa mère lui avait répétée qu'elle était "méchante" car elle n'avait pas été tendre avec sa petite soeur à plusieurs reprises. Cela est restée ancré en elle à l'âge adulte et elle se considérait comme méchante avec ses employés. En allant découvrir quel était son besoin enfant, elle m'a indiqué qu'elle avait eu besoin d'être entendue enfant ce qui n'était plus le cas depuis l'arrivée de sa petite soeur car toute l'attention de sa mère était dirigée vers sa soeur. Après un accompagnement afin de guérir cette blessure et sortir de cette étiquette de "méchante", elle m'a écrit après quelques mois s'étonner elle-même à avoir des relations beaucoup plus apaisées avec ses employés.

  • Une femme est venue en consultation après qu'elle se soit effondrée à la suite d'un échec personnel. Elle ne comprenait pas qu'elle se soit mise "dans un tel état" et qu'elle n'arrive pas à s'en remettre. Elle me parlait de perte de repères, de se sentir complètement perdue, qu'elle n'arrivait plus à remplir sa fonction. Quand je lui ai demandé de me définir sa fonction, elle s'est décrite comme "femme forte" sur laquelle tout le monde peut toujours compter. Avec cette étiquette de "femme forte", elle s'était mise la pression et après cet échec elle m'a expliqué avoir eu l'impression de perdre toute sa valeur. Je l'ai accompagné à faire un travail sur elle, sur son enfance où la vie lui avait demandé très jeune d'être forte, où elle ne s'était autorisé aucun moment pour libérer ses émotions, et sur sa vie actuelle, sa place, son identité.

  • Une femme était "accro" au sport et se blessait gravement de manière récurrente. Suite à une énième blessure, elle a souhaité faire un travail thérapeutique afin de sortir de cette addiction. Lors du travail thérapeutique, elle s'est définie à plusieurs reprises comme une "grande sportive". Quand je lui ai demandé qui la définissait le plus comme cela, elle m'a répondu qu'il s'agissait de son père. Elle n'avait pas eu la relation qu'elle aurait souhaité avoir avec son père et elle m'a avoué que les seuls moments où elle avait senti qu'elle avait rendu son père fier et qu'il l'aimait c'est quand son père faisait part de ses "exploits sportifs" à la famille, à des amis. Ce qui lui a manqué était que son père lui dise "Je t'aime" et à travers ce qu'il racontait d'elle, à propos du sport, elle se sentait aimée par lui. Or lui dire qu'il l'aimait n'était pas le langage de l'amour de son père. Pour lire mon article sur le sujet Les 5 langages de l'amour: mieux se comprendre afin de mieux s'aimer, cliquez ici. Après un travail pour se libérer de ce besoin de reconnaissance de la part de son père, elle a pu arrêter les comportements à risques et réapprendre à écouter son corps, elle m'a indiqué que ses choix amoureux avaient également évolué en sa faveur après ce travail.

  • Un homme était venu en consultation en plein burnout. Il m'a indiqué qu'il s'était souvent senti pas à sa place avec le syndrome de l'imposteur sans pouvoir mettre des mots dessus pendant des années. Le syndrome de l’imposteur correspond à un sentiment d'illégitimité. Il consiste à penser ne pas mériter la place que l'on a. Pour lire mon article sur le syndrome de l'imposteur, cliquez ici. Cet homme m'avait décrit sa scolarité, ses études brillantes dans une grande école puis une carrière professionnelle où il avait pu atteindre plusieurs grands postes à responsabilité dans de grandes boites. Il m'a expliqué que ses parents l'avaient toujours qualifié de "très bon élève", de "meilleur de sa classe" et qu'il ne se sentait aimé au final que pour sa réussite qu'il ne pensait pas due à lui. Il s'était rendu compte qu'il avait fait ces études et eu ces postes uniquement pour satisfaire les attentes de ses parents et qu'au fond il se sentait malheureux depuis longtemps. Son rêve profond était complètement différent. Après un travail thérapeutique sur ses parents et sur ces étiquettes dans lesquelles il s'était enfermé, il a pu travailler sur son rêve afin de pouvoir tout mettre en place pour le réaliser.


  • Vous avez envie d'adopter un comportement plus en phase avec votre nature profonde?

  • Vous avez envie de vous libérer intérieurement en changeant votre discours intérieur et/ou l'impact qu'on eu des mots, des jugements venant de l'extérieur sur vous?

Je vous accompagne avec douceur et bienveillance pour vous libérer de vos étiquettes limitantes en quelques séances seulement. En savoir plus sur moi.


Je suis:

  • Maître-praticienne en Hypnose Humaniste

  • Maître-praticienne en Thérapie Symbolique Avancée (TSA)

  • Maître-praticienne en soins énergétiques

Je propose un accompagnement:

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