Peur de parler en public
Il y a ce moment très précis où tout se bloque.
Vous savez ce que vous voulez dire.
Vous avez les idées, la compétence, parfois même l’envie.
Et pourtant…
au moment de parler, le corps ne suit plus.
La gorge se serre.
La respiration se coupe.
Le cœur s’emballe.
Les pensées s’éparpillent ou se figent.
Parfois, ce n’est même pas la prise de parole elle-même qui est difficile,
mais l’anticipation :
les jours avant, la nuit d’avant, l’image de vous face aux regards.
Et souvent, une question revient, lourde, intime :
« Pourquoi je n’y arrive pas alors que je sais ce que je vaux ? »
Si vous êtes ici, ce n’est probablement pas par hasard.
Et non — ce que vous vivez n’est ni une faiblesse, ni un manque de volonté.

Quand parler en public devient difficile (et que ce n’est pas « juste du stress »)
Beaucoup de personnes arrivent en séance en me disant :
« Je sais que ce n’est pas rationnel… mais mon corps bloque. »
Certaines ressentent un trac diffus.
D’autres vivent une véritable panique.
D’autres encore évitent systématiquement les situations où elles pourraient être vues ou entendues.
Ce que je constate très souvent, c’est que la peur de parler en public n’est pas liée à un manque de compétence.
Elle est liée à un mécanisme de protection profond.
Un mécanisme qui s’est installé à un moment de votre histoire
et qui continue d’agir, même s’il vous freine aujourd’hui.
👉 Ici, le travail ne consiste pas à vous forcer à parler.
👉 Il consiste à travailler sur les causes profondes de ce blocage.

Où la peur de parler en public prend réellement racine
Je le constate dans mes accompagnements, la peur de parler en public n’est presque jamais liée à la parole en elle-même.
Elle est très souvent liée à la peur du regard et du jugement.
Le jugement réel.
Mais surtout, le jugement anticipé.
Celui que l’on imagine avant même de parler.
Celui que l’on projette sur les visages en face.
Celui qui fait douter, se contracter, se censurer… avant même d’ouvrir la bouche.
Voici ce que j’observe le plus souvent.
Des mécanismes de protection inconscients face au jugement
Une partie de vous a appris, à un moment donné, que pour rester en sécurité, il fallait :
-
ne pas se tromper, pour ne pas être jugé(e),
-
être irréprochable, pour ne pas être critiqué(e),
-
anticiper chaque mot, pour éviter le regard désapprobateur,
-
se contrôler, pour ne rien laisser paraître,
-
parfois se taire, plutôt que risquer l’exposition.
Ces mécanismes se sont mis en place pour vous protéger.
Ils ont souvent été utiles.
Mais aujourd’hui, dès que vous devez parler en public,
ils s’activent automatiquement,
comme si le jugement était une menace immédiate.
L’empreinte de l’enfance et du regard des autres
Sans forcément avoir vécu de grands traumatismes,
vous avez peut-être grandi dans un environnement où :
-
le regard des autres comptait beaucoup,
-
l’erreur était rapidement pointée,
-
la réussite était valorisée,
-
la parole était corrigée, interrompue ou évaluée.
Dans ces contextes, le jugement devient intérieur.
Il n’est plus seulement à l’extérieur,
il est intégré.
À l’âge adulte, parler en public peut alors réveiller :
-
la peur d’être mal vu(e),
-
la peur de décevoir,
-
la peur d’être exposé(e) tel(le) que vous êtes,
-
la peur de ne pas être “assez”.
Loyautés familiales et mémoires transgénérationnelles
Il arrive aussi que la peur du jugement ne vous appartienne pas entièrement.
Vous pouvez porter, sans le savoir :
-
des histoires familiales où la parole était risquée,
-
des contextes où être vu(e) ou entendu(e) attirait des critiques ou des sanctions,
-
des loyautés inconscientes à des ancêtres qui ont appris à se faire discrets.
Dans ces cas-là, le jugement est anticipé avant même qu’il n’existe.
Mémoires collectives ou de vies antérieures
Chez certaines personnes, la peur du jugement semble venir de très loin.
Elle peut être liée :
-
à des contextes collectifs où la parole publique était dangereuse,
-
à des époques où s’exprimer pouvait coûter très cher,
-
ou parfois à des mémoires de vies antérieures, lorsque cela émerge naturellement.
Lorsque c’est le cas, le travail se fait toujours avec prudence, ancrage et respect,
sans jamais chercher à forcer une interprétation.
Si vous sentez que vous avez déjà compris beaucoup de choses,
mais que la peur du jugement continue de bloquer votre parole,
que votre corps se fige malgré votre volonté,
c’est souvent le signe que le travail doit se faire
là où cette peur s’est inscrite :
dans les mémoires, les émotions, le corps.
✨ Vous pouvez prendre rendez-vous.
Nous partirons simplement de là où vous en êtes,
pour travailler en profondeur, à votre rythme,
dans un cadre sécurisant et respectueux.



