296-421-1741
 

Héritages, traumatismes et blessures transgénérationnelles

>> Quand l'histoire familiale empêche d'avancer <<


Pensiez vous que nous héritons seulement d'un trait physique, de la couleur des yeux par exemple, d'un trait de caractère de nos parents, grands-parents ou arrières-grands-parents? Nous héritons de bien plus que cela. Des évènements tels que par exemple la peur d'une pandémie, d'une guerre, d'une famine, de la ruine de l'économie viennent souvent réveiller des mémoires et des émotions inconscientes issues de traumatismes de nos ancêtres. Les termes de "nous sommes en guerre", de "couvre feu", de "3ème vague", de masques ne vous rappellent pas certains récits familiaux ou livres d'histoire? Votre peur par exemple du Covid pourrait donc en fait réveiller une histoire familiale douloureuse non "guérie" ou apaisée. Un exemple récent est le comportement d'achat en très grandes quantités de farine et leur stockage de certaines personnes avant et pendant le premier confinement dû au Covid-19 en 2020.

  • Vous avez une peur ou une colère inexpliquée ou exacerbée par exemple?

  • Vous êtes extrêmement sensible à l'injustice?

  • Vous avez le sentiment d'être dans une impasse?

  • Vous avez l'impression de ne pas arriver ou vous autoriser à réussir dans un ou plusieurs domaines de votre vie?

  • Vous sentez que vous vivez des choses ou vous vous comportez d'une manière qui "ne vous correspond pas" ou "qui ne vous appartient pas"?

  • Vous avez peur de reproduire un schéma familial?

  • Vous avez le sentiment qu’il y a des secrets au sein de votre famille et que cela impacte votre vie?

  • Vous avez peur de manquer d'argent, de nourriture?

  • etc.

Les exemples vus en thérapie sont nombreux. La mort cachée d’un enfant qui aboutit plusieurs générations après à la difficulté pour une jeune femme d’avoir un enfant, une colère d'un ancêtre qui ressurgit chez son petit-fils, une trahison de guerre qu’un ancêtre a dissimulé et qui provoque des difficultés chez un descendant pour faire confiance à quelqu’un, le deuil jamais fait d'un conjoint d'un(e) ancêtre qui gâche aujourd’hui nos relations de couple etc…

Choisissez de créer votre histoire au lieu de subir les influences négatives d'ancêtres ou de la répéter.

- Quand le traumatisme d'un ancêtre influence votre vie

- Qu'est ce qu'un traumatisme?

- Les répercussions des traumatismes vécus par les ancêtres

- La solution

- Dans quels cas consulter?

- Solutions



Pour écouter mon interview sur Air Zen Radio

sur le sujet de l'héritage émotionnel (en 3 parties)

cliquez-ici.


Nous héritons donc de bien plus que d'un trait physique d'un(e) ancêtre. Chaque famille possède une histoire, des valeurs et des croyances qui influent sur la façon de vivre et de se comporter de ses membres. Nous héritons d'ancêtres parfois très lointains: leurs valeurs, leurs croyances, leurs talents, leurs connaissances, leurs capacités, leurs savoirs, leurs aptitudes mais aussi leurs blessures, leurs émotions et leurs traumatismes. Le "transgénérationnel" correspond à ce qui se transmet de génération en génération.

Ce que nous vivons comme des obstacles sont en réalité des opportunités choisies par notre âme pour nous faire travailler et évoluer.


Combien de personnes ne comprennent pourquoi elles vivent tant de difficultés, d'échecs, de sentiments de colère, de peur, de tristesse, d’injustice, de honte ou bien des schémas répétitifs, notamment la reproduction de schémas dysfonctionnels relationnels?

Nous portons tous sans exception des mémoires transgénérationelles, des blessures transgénérationnelles de manière consciente ou inconsciente. Nous souffrons, sans forcément le savoir, des tragédies vécues par nos ancêtres. Nous en vivons les effets, les émotions et les impulsions sans pouvoir mettre des mots, des pensées et du sens dessus. Ils ont été rebaptisés les "fantômes familiaux" par Bruno Clavier.

Au-delà des histoires de famille dont nous sommes conscients, il y a encore des histoires de famille que l’on ignore totalement, mais qui, pourtant, ont marqué l’histoire de la famille. Même si on ne s'en rend pas compte, elles aussi peuvent avoir une influence, directe ou indirecte, sur notre vie actuelle.


Il est important de considérer ces traumatismes transmis de génération en génération aussi bien dans la famille de la « victime » (celui qui subit) mais aussi dans la famille du « persécuteur » (celui qui fait subir).

L’expérience du traumatisme d’un ou d'une ancêtre va ainsi nous revenir sous forme d'héritage, elle va nous transmettre des traces d’un lointain passé qui ne nous appartient pas mais qui sera néanmoins ancré en nous avant même l’instant de notre naissance. Dans une fratrie, l'impact de ces mémoires peut varier entre les frères et soeurs, même parfois entre des jumeaux l'influence ne sera pas la même.

Ces informations prépareraient en fait la descendance à la peur, à vivre les mêmes périls, à y survivre.


Quand le traumatisme d'un ancêtre influence votre vie

"Ce qui ne s'exprime pas en mots, s'imprime et s'exprime alors en maux", dit Anne Ancelin Schützenberger, psychothérapeute, qui inventa le terme de psychogénéalogie.

Elle a mené des recherches sur ces transmissions invisibles, sources de maux psychiques chez les descendants. Les traumatismes et non-dits vécus par les ancêtres d'un individu se répercutent sur ce dernier jusqu'à induire inconsciemment des troubles.

Toutes les familles vivent des traumatismes et ils peuvent avoir un impact sur plusieurs générations tant qu'il n'est pas "guéri", "apaisé" ou bien que cette loyauté familiale négative n'est pas rompue consciemment (fidélités inconscientes à un ancêtre).

Des comportements potentiellement issus de traumatismes transgénérationnels, tels que par exemple la guerre, la famine et la peur de manquer, apparaissent souvent lors d'évènements. Prenons l'exemple de la vague d'indignation, de colère et de réactions émotionnellement fortes de "non afro-américains", des 4 coins du monde et de toute origine ethnique, après la mort de George Floyd. Outre l'atrocité des faits filmés, quelle famille n'a pas été touchée par le rejet ou l'humiliation? Il est intéressant de se demander pourquoi tel ou tel fait nous touche si profondément.



"Notre inconscient porte les traces d'un traumatisme familial qui nous conduit à répéter des schémas. Nous serions hantés par la douleur, (la peur) jamais exprimée ou guérie d'un ancêtre". Extrait de "Les fantômes familiaux" de Bruno Clavier.

Qu'est ce qu'un traumatisme?

«C'est une déchirure du moi», disait Freud.

Un traumatisme est un dommage, un choc, une blessure physique, psychique ou morale vécue par un individu ou un ensemble d’individus, familial ou autre. Il peut s'agir d'un secret inavouable souvent appelé "secret de famille".


Un traumatisme peut être dû à un drame, de la violence (physique ou psychologique), une agression sexuelle, un inceste, un viol, un accident, un attentat, une catastrophe naturelle, une maltraitance (physique ou psychologique), une prise d’otage, une séquestration, un harcèlement, une maladie vécue par soi-même ou une personne de l'entourage, une séparation, un adultère, une escroquerie, un décès, la pauvreté, la famine, le manque de liberté, le contrôle totalitaire politique, l'assimilation forcée, l’exil, la guerre, le terrorisme, la répression, la soumission, la répression politique ou coloniale, le travail forcé, l'esclavage, la déportation, le génocide, l'extermination, l’abandon ou le rejet, l'emprisonnement, le harcèlement, l'humiliation, l’intolérance, le racisme, l’homophobie, mais aussi selon les cas le manque d’attention, d’amour et de soin dans la petite enfance, la perte d’un parent ou d’une personne proche, une histoire d'amour non vécue ou interdite, une faillite, un licenciement, la perte d’un emploi et ses répercussions, le mariage forcé, une grossesse non-désirée, une grossesse ou un enfant hors mariage, un avortement, une femme morte en couche, la sexualité, l’homosexualité ou la bisexualité cachée ou non vécue, les problèmes avec la justice, le handicap, les maladies mentales, les dettes de jeu, les suicides, etc.


Un traumatisme peut donc aussi être quelque chose que quelqu'un n'a pas pu vivre (histoire d'amour, sexualité, profession, rêve etc).


L’élément déclencheur peut avoir duré des mois ou se graver dans l’esprit en une fraction de seconde. Il n’y a pas d’échelle du traumatisme, on peut être traumatisé au sens clinique du terme par un événement d’apparence anodine et au contraire gérer parfaitement des chocs plus graves.

  • Le traumatisme reste propre à l'évènement, au vécu et au ressenti, à la perception de la situation de chacun.

  • C’est surtout la manière dont nous accueillons l'évènement qui nous fait souffrir, pas uniquement le fait en lui-même. Nous parlons ici d'émotions (peur, tristesse, colère etc). C’est pour cela que 2 personnes ayant vécu un même traumatisme ne vont pas vivre avec de la même manière ni en avoir les mêmes conséquences. Il faut un exutoire aux sentiments négatifs qu’il engendre afin de nettoyer le corps et l’esprit.

  • Tout cela peut impacter la personne directement concernée mais aussi quelqu’un de son entourage. N’ayez pas honte, vous pouvez être traumatisé par ce qui est arrivé à quelqu’un d’autre.

En psychopathologie, le syndrome de stress post-traumatique (SPT) désigne l’état qui se développe suite à un choc. Les symptômes sont émotionnels et comportementaux.

Chez certaines personnes traumatisées persiste la «rumination» de la scène d'effroi, tandis que d'autres ne se rappellent rien. Un choix se présente alors à la personne traumatisée qui s'en rappelle d'en parler ou non à sa famille et plus précisément à sa descendance. Il arrive que des personnes préfèrent taire leur traumatisme souvent par honte ou afin de protéger leur famille et leur descendance, ce qui va se transformer en secret de famille.

On hérite de toutes les histoires qui vont nous être racontées, mais aussi de celles qui ne nous seront pas racontées (non-dit, secret de famille).

Un secret de famille, qu’est-ce que c’est ?

Plusieurs cas de figures existent lorsque l’on parle de secrets de famille. Il y a d’abord les faits que nous pouvons nous-mêmes avoir commis et que l’on cache (une relation adultère, une période trouble de notre jeunesse, de l’argent mal acquis …). Il y a encore ceux dont a entendu parler et que l’on cache aussi, parfois sur plusieurs générations. Il y a enfin ceux qui remontent à un lointain passé, dont nous n’avons jamais entendu parler directement, mais dont on sent qu’ils pèsent encore sur notre famille et sur nous-même.

"Les contenus des secrets de famille touchent essentiellement la mort, les origines, la sexualité, la stérilité, le divorce, la maladie mentale, le handicap, les transgressions morales et/ou juridiques, les revers de fortune", observe Sylvie Angel, psychiatre et psychanalyste, citée par Psychologie magazine.

Et d’ajouter :

"Tout ce qui peut entacher l’image qu’une famille a d’elle-même, tout ce qui n’aurait jamais dû exister, tout ce dont on a honte. Même s’il s’agit d’un fait anodin".

La psychologue et inventrice de la psychogénéalogie, Anne Ancelin Schützenberger, a démontré dans ses ouvrages que certains de nos maux actuels peuvent avoir des résonances avec un secret de nos plus lointains aïeux, pourtant oublié depuis longtemps.

Certains secrets sont plus lourds à porter que d’autres et certains secrets empoisonnent davantage l’existence que d’autres mais tous laissent des traces chez ceux qui vivent au milieu de ces «choses» dont on ne parle pas, au milieu de ces non-dits et de ces mensonges pieux ou par omission.


Par exemple :

- Il y a le cas (très fréquent) de celui ou celle qui doute que l’homme dont ils portent le prénom (souvent en 2ème prénom) soit leur père biologique et qui «sentent» que celui qu’ils appellent «parrain» pourrait bien être leur vrai père.

- Il y a le cas de l'ami(e) de famille qui venait très souvent à la maison, parfois même en vacances, et qui s'est avéré être l'amant(e) d'un des parents.

- Il y a le cas de l’oncle qui était en prison et dont on ne parle jamais ou on dit qu’il a émigré en Australie alors qu’il est en train de purger une peine de prison.

- Il y a la maman qui a conçu l’enfant bien avant le mariage à une époque où «coucher» avec un homme avant le mariage était une «faute» irréparable et dont l’enfant est né soit disant « prématuré » avec 3,5kg. L'enfant développera alors toutes sortes de troubles que l'on va toujours lier au fait qu'il était décrit comme "prématuré" donc "forcément plus fragile que les autres" jusqu'à ce qu'il découvre, une fois adulte, qu'il n'a jamais été prématuré médicalement parlant. Ses troubles cesseront dans les quelques mois après cette découverte...

- Il y a le cas du grand-père qui a fait du marché noir pendant la guerre et a fait trois ans de prison après la libération.

- Il y a le cas de tous ces enfants nés de «filles-mères» comme elles étaient appelées à une époque où avoir un enfant sans être mariées représentait «une honte» qui retombait sur les enfants nés de pères inconnus.

- Il y a le grand-père qui ayant tout perdu au jeu s’est suicidé en laissant toute sa famille sur la paille.

- Il y a l’oncle mort de la syphilis mais « qui est mort en héros à la Libération de Paris ».

- etc..


Il y a également des personnes qui ne se rappellent de rien, elles portent et transmettent quand même leurs traumatismes.

Les traumatismes se transmettent donc automatiquement dans les 2 cas: quand ils sont dits et non dits (par omission, oubli ou par choix).

Le traumatisme est inscrit dans l'ADN et il est transmis automatiquement si il n'est pas "guéri".

La transmission de la mémoire traumatique, même en cas de non-dit, est déjà vérifiée depuis longtemps dans les faits de vie.

Elle est prouvée plus récemment aujourd'hui par la science et notamment par des études menées sur des souris.


Les répercussions des traumatismes vécus par les ancêtres

Elles sont physiques et psychologiques. La transmission d'un traumatisme de génération en génération (dit ou non-dit) laissera des séquelles par exemple quant à la construction de l'estime de soi, une dépression toute sa vie et peut entrainer la reproduction de schémas dysfonctionnels relationnels.


Un traumatisme ou un secret inavouable d’un ou de plusieurs de ses ancêtres peut se manifester dans des paroles et actes bizarres, dans des symptômes phobiques et obsessionnels, comme si une personne était hanté par quelque chose appartenant aux générations qui l’avaient précédée.


Les traumatismes et aussi les loyautés familiales invisibles (fidélités inconscientes à un ancêtre) pourront aussi se manifester à travers le corps, la santé, les maladies, les comportements etc.

Les conséquences psychologiques et physiques sur les descendants d'esclaves


«30 millions de personnes, d’origine et de cultures diverses, projetés dans un univers inconnu, soumis à une violence extrême… sans espoir de retour en arrière… dans un continuum de plus de trois siècles, avec obligation de refonder une espérance, un espace de vie humaine possible, c’est à dire l’obligation d’aller de l’avant coûte que coûte… Rupture avec son lignage, ses ancêtres, sa culture, c’est à dire ses modèles, ses repères, ses mythes et croyances… Nous avons jusqu’ici une difficulté extrême à penser « l’expérience du gouffre (de l'esclavage)». (Glissant)

L'esclavage vise un anéantissement de l'estime de soi à travers une soumission absolue.

Ce n’est que très récemment qu’a été relevé comme conséquence de l’esclavage, l’incidence dans les populations noires descendantes d'esclaves, les afro-descendants en général, d’affections comme le diabète, l’hypertension, ainsi que certaines tumeurs et cancers. L’épigénétique explique parfaitement cela. L’alimentation quotidienne de l’esclave était centrée sur deux produits : les salaisons et le sucre. Sel et sucre ont impacté durablement la santé des populations puisque même après l’esclavage, la transmission de ces goûts et la continuation au sein des familles comme référence culturelle d’un conditionnement alimentaire autour du sucre et du sel, continue d’entrainer des conséquences au-delà des générations.

Près de 400 ans d'esclavage ont souvent ancrés de manière inconsciente sur les populations noires descendantes d'esclaves et aussi de maîtres d'esclaves:

  • une sensibilité aïgue à l'injustice et/ou à la privation de liberté

  • des fausses croyances d'infériorité

  • de fatalité de pauvreté

  • de la dévalorisation

  • de la honte et/. u culpabilité

  • pour les hommes un rôle (comme à l'époque de l'esclavage) de "géniteur" pas de père (plus un esclave avait d'enfants, plus il était valorisé)/ une fuite de l'amour et de l'attachement (tout attachement pouvait être utilisé contre l'esclave)

  • de la recherche de sécurité en terme d'emploi dans l'administration par exemple

  • des croyances limitantes de réussite

  • ainsi du manque de confiance etc.

Jusqu'au nom de famille, les questionnements persistent. D'où vient ce nom de famille qui n'est pas le nom de ses ancêtres mais, dans le meilleur des cas, un nom choisi mais souvent un nom imposé comme un qualificatif ou le nom de leur maître. Certains esclaves des colonies françaises ont reçu, en échange de leur liberté, un nom de famille injurieux que portent encore leurs descendants actuels: s’appeler M. Crétinoir, Trouabal ou Pasbeau, Mme Vulgaire, Macabre ou Gros-Désir n’est pas rare.

Il va alors être important de faire un travail sur soi afin de se libérer de ces freins transgénérationnels et rendre encore plus fiers ses ancêtres qui se sont battus et auraient rêvé d'avoir la liberté de leur descendance. L'hypnose est une solution très efficace dans ce genre de cas.


Les conséquences psychologiques et physiques sur les descendants des pensionnats indiens

Chez les descendants des enfants et adolescents de pensionnats indiens américains et canadiens, il a été rapporté une influence négative sur les générations futures en raison du passé traumatique non traité ou non résolu qui a augmenté les dépressions, le sentiment de méfiance, l'isolement et la solitude dans leur descendance.

A la fin du du 19e et au début du 20e siècle, des pensionnats autochtones américains, également connu sous le nom de pensionnats indiens ont été mis en place aux États-Unis avec pour objectif principal l'assimilation des enfants d'Amérindiens à la culture euro-américaine.

Ces enfants ont pour cela été retirés de leurs familles amérindiennes et ne disposaient pas de modèles pour la parentalité en conséquence.

Ils ont été convertis au christianisme, en vivant de façon militaire stricte, les empêchant de force l'apprentissage ou la pratique de la culture et des coutumes autochtones.

Lorsque les élèves arrivaient dans ces pensionnats, la routine était généralement la même: tout d'abord, les étudiants étaient dépouillés de leurs vêtements tribaux et leurs cheveux étaient coupés courts (une source de honte pour les garçons de nombreuses tribus). Ils étaient également punis pour avoir parlé leur langue maternelle et il leur était interdit de pratiquer des rituels traditionnels. La maltraitance des enfants sévissait constamment dans ces écoles. Cela a eu un effet traumatisant sur de nombreux enfants et adolescents. 43% de leurs descendants ont un problème d'addiction.

Les conséquences psychologiques et physiques sur les descendants de survivants de la Shoah

Au Canada, les cliniciens ont observé en 1966, peu après l'apparition de la description du syndrome du camp de concentration - le «KZ Syndrome» - (également connu sous le nom syndrome du survivant, qui touche les personnes vivant douloureusement le fait d’avoir survécu à la mort alors que d’autres ont été assassinées), qu'un grand nombre d'enfants de l'Holocauste survivants cherchaient un traitement dans les cliniques du Canada. Les petits-enfants de survivants de l'Holocauste ont été surreprésentés de 300% en psychiatrie clinique par rapport à leur représentation dans la population générale.

Des descendants des survivants de la Shoah se retrouvaient plus en surpoids que la moyenne de la population. Des recherches ont mêmes réussies à prouver pour plusieurs personnes qu'elles compensaient inconsciemment le manque de nourriture de leurs ancêtres morts de faim dans le ghetto de Varsovie.


Les loyautés invisibles (fidélités inconscientes à un ancêtre) se manifestent aussi à travers le corps. Ainsi Louise (le prénom a été changé), 42 ans, tombe malade à 33 ans, au même âge que son grand-père et, tout comme lui, d'une maladie respiratoire. Elle est en psychanalyse, mais, sur les conseils d'un ami, décide de consulter une psychogénéalogiste."J'étais consciente d'être tombée malade au même âge que mon grand-père. Mais, avec cette femme, j'ai compris à quel point mon aïeul, décédé à 36 ans, avait été idéalisé par ma grand-mère, qui ne s'est d'ailleurs jamais remariée, et par ma mère, qui était enfant à l'époque, raconte la jeune femme. Ma maladie était une façon inconsciente de me rapprocher de lui. Cette psychogénéalogiste, intuitive et subtile, a également pointé d'autres schémas répétitifs. Pour moi, cela faisait sens dans mon histoire."

Louise a vécu un syndrome d'anniversaire. Ou comment l'on peut revivre un événement dramatique au même âge qu'un ancêtre, voire à la même date ou au même mois... Des répétitions conscientes ou pas, qui courent parfois sur plusieurs générations.

D'autres exemples parlent de cas de stérilité psychologique, de fausses couches ou d'endométriose lorsque qu'une ancêtre était morte en accouchant ou bien lors de fausses couches ou de décès d'enfant. Par loyauté inconsciente, la descendante va choisir de ne pas porter d'enfant pour se protéger. Voir mon article sur les douleurs et les maladies en cliquant ici.

Qu'est ce que le karma familial?

On parle aussi de karma familial. Le karma familial est l'expression des actions entreprises précédemment, par ses ancêtres. On parle aussi de noeud karmique.

Le karma familial ou le noeud karmique a pour effet de nous limiter, de nous bloquer, de nous faire vivre des choses que nous ne comprenons pas, de nous empêcher d'avancer car il nous maintient dans un système de pilotage automatique répondant à d'anciens programmes inconscients, mais qui nous empêchent d'être les vrais pilotes de notre vie.

L'histoire peut alors se répéter. En effet quand un ancêtre a subit une injustice par exemple, il n'est pas rare de voir certains de ses descendants également victimes d'injustices. L'histoire se répète sous différentes formes.

Il va alors être important de:

1- comprendre la notion de mémoires et de karma familial ce qui va vous aider à une prise de conscience sur vous-même

2 - d'aller travailler sur ce noeud karmique afin de s'en liberer.


La solution

La levée d'un secret de famille ou le repérage d'une date anniversaire douloureuse ne suffisent pas toujours à guérir de ses blessures familiales. J'ai la chance d'avoir déjà pu accompagner des centaines de personnes vers le mieux-être.


Le travail thérapeutique que je propose est un véritable processus libérateur qui permet de:

  • se détacher des traumatismes et des souffrances familiales

  • d'arrêter de souffrir, pour sortir enfin de ses schémas répétitifs

  • retrouver une bonne estime de soi et à s’installer dans un sentiment de légitimité