Perfectionnisme : quand vouloir bien faire finit par vous gâcher la vie
Dernière mise à jour : 2 oct.

Vous aimez les choses bien faites.
Vous êtes exigeant(e), consciencieux(se), fiable. On peut compter sur vous.
Sur le papier, plutôt de belles qualités.
Mais que se passe-t-il lorsque « bien » ne suffit pratiquement jamais ?
Vous terminez quelque chose et voyez immédiatement ce qui aurait pu être mieux. Vous réussissez et pensez déjà au prochain objectif. Vous passez deux heures sur quelque chose qui aurait pu en prendre trente minutes. Vous avez du mal à déléguer. Vous repoussez parfois une tâche parce que vous ne savez pas comment la faire suffisamment bien.
Et même lorsque les autres vous félicitent, une petite voix répond :
« Oui, mais… »
Voilà toute l’ambivalence du perfectionnisme : ce qui vous pousse à avancer peut aussi finir par vous empêcher de savourer, de souffler, de créer librement et parfois même d’agir.
Je suis Elisa Erin, thérapeute, hypnothérapeute, énergéticienne et coach. Depuis 2019, j’accompagne des personnes qui se mettent énormément de pression, doutent de leurs capacités malgré leurs compétences ou ont appris à associer leur valeur à ce qu’elles réussissent.
Et derrière « je suis perfectionniste », il n’y a pas toujours seulement l’envie de bien faire.
Il peut aussi y avoir la peur d’échouer, d’être critiqué(e), de décevoir, de ne pas être à la hauteur, de perdre sa place ou de ne plus être suffisamment aimé(e).
Comprendre cela change déjà beaucoup de choses.
Mais comprendre ne suffit pas toujours.
Car si votre perfectionnisme est devenu une protection, c’est aussi sur ce qu’il protège que nous pouvons travailler.
Sommaire
14 signes que votre perfectionnisme vous gâche la vie
Qu’est-ce que le perfectionnisme ?
Rigueur ou perfectionnisme : où est la limite ?
Quand votre minimum devient déjà le maximum
Perfectionnisme et procrastination
Perfectionnisme au travail : quand être performant(e) ne suffit jamais
Syndrome de l’imposteur et regard des autres
Quelles sont les causes profondes du perfectionnisme ?
Enfance, reconnaissance et blessures émotionnelles
Besoin de contrôle : pourquoi est-il si difficile de lâcher prise ?
Stress, charge mentale, confiance : quelles conséquences ?
Comment sortir du perfectionnisme sans perdre votre ambition ?
Comment puis-je vous accompagner ?
14 signes que votre perfectionnisme vous gâche la vie

Vous n’avez évidemment pas besoin de cocher les 14 cases.
Mais observez ce qui résonne :
vous êtes rarement pleinement satisfait(e) de ce que vous faites ;
vous voyez immédiatement vos erreurs avant ce qui est réussi ;
vous vous critiquez beaucoup ;
vos critères sont tellement élevés qu’ils deviennent parfois difficiles à atteindre ;
vous avez du mal à considérer quelque chose comme terminé ;
vous vérifiez, corrigez ou recommencez plusieurs fois ;
vous avez du mal à déléguer parce que vous craignez que ce ne soit pas fait comme vous le souhaitez ;
vous avez peur de l’échec ou de faire une erreur ;
vous ressentez le besoin de contrôler ou d’anticiper ;
vous procrastinez sur certaines tâches importantes ;
vous vous comparez facilement ;
vous minimisez vos réussites : « c’est normal », « tout le monde aurait pu le faire » ;
vous atteignez un objectif et pensez presque immédiatement au suivant ;
votre niveau d’exigence vous fatigue et peut aussi peser sur votre entourage.
Cette liste existait déjà dans la première version de cet article. Aujourd’hui, avec plusieurs années supplémentaires d’accompagnement, j’y ajouterais surtout une question :
Votre perfectionnisme vous aide-t-il encore à mieux vivre ou êtes-vous désormais au service de votre perfectionnisme ?
Parce qu’aimer bien faire n’est pas le problème.
Le problème commence lorsque vos exigences vous empêchent de vous reposer, de terminer, d’oser, de profiter de vos réussites ou simplement d’être satisfait(e) de vous.
Et à ce moment-là, il devient intéressant de chercher ce que vous essayez réellement d’obtenir ou d’éviter en voulant tout faire parfaitement.
Qu’est-ce que le perfectionnisme ?
Le perfectionnisme n’est pas simplement le fait d’aimer le travail bien fait.
On peut avoir des standards élevés, être ambitieux(se), consciencieux(se) et aimer progresser sans nécessairement souffrir de son exigence.
La différence se situe notamment dans la rigidité de vos standards, votre rapport à l’erreur et la manière dont vous évaluez votre propre valeur lorsque vous n’atteignez pas le résultat attendu.
Perfectionnisme sain | Perfectionnisme dysfonctionnel |
Rigueur | Objectifs trop élevés, irréalistes |
Responsabilité | Niveau élevé de stress et d'anxiété |
Fiabilité | Recherche d’approbation, de validation |
Passion | Critique (envers soi-même et/ou les autres) |
Persévérance | Tendance à la dépression |
C’est important car l’objectif n’est absolument pas de vous rendre moins ambitieux(se).
Je ne cherche pas à transformer une personne exigeante en quelqu’un qui se contente de tout.
Vous pouvez continuer à aimer l’excellence.
À avoir de grands projets.
À être consciencieux(se).
À vouloir évoluer.
La vraie question est plutôt :
À quel prix ?
Rigueur ou perfectionnisme : où est la limite ?
Une personne rigoureuse peut vouloir très bien faire et considérer qu’à un moment donné, c’est suffisamment bien.
Elle peut avoir des objectifs élevés mais atteignables, reconnaître une erreur sans remettre toute sa valeur en question, adapter son niveau d’exigence à la situation, terminer puis passer à autre chose.
Et surtout : elle peut apprécier ce qu’elle a réussi.
Le perfectionnisme devient plus problématique lorsque vous commencez à fonctionner ainsi :
« Je veux réussir » devient « Je dois réussir ».
« J’aimerais faire mieux » devient « Ce n’est jamais assez bien ».
« J’ai fait une erreur » devient « Je suis nul(le) ».
« J’ai envie d’être reconnu(e) » devient « J’ai besoin d’être irréprochable pour avoir de la valeur ».
Et ce n’est plus du tout la même pression.
Le piège du perfectionnisme : quand votre minimum devient déjà le maximum
Je veux absolument conserver ici une idée de mon article d’origine car elle reste, à mes yeux, l’une des meilleures façons de comprendre le perfectionnisme.
Imaginez deux niveaux.
Le premier représente votre minimum acceptable : le point à partir duquel vous pouvez vous dire :
« C’est bien. Cela me suffit. »
Le second représente votre idéal : ce que vous pourriez atteindre dans les meilleures conditions.
Entre les deux existe normalement tout un espace.
Un espace pour apprendre.
Tester.
Se tromper.
Progresser.
Être bon sans devoir être exceptionnel.
Faire quelque chose à 80 % lorsque 80 % suffisent largement.
Le problème de la personne perfectionniste est que le sol finit par rejoindre le plafond.
Votre idéal devient votre minimum.
Vous n’avez donc pratiquement plus d’espace pour être satisfait(e).
9/10 ?
Vous voyez le point manquant.
Vous atteignez votre objectif ?
Vous pensez à celui d’après.
Quelqu’un vous félicite ?
Vous savez déjà ce que vous auriez pu améliorer.
Vous courez mais la ligne d’arrivée se déplace à mesure que vous avancez.
C’est l’image que j’utilisais déjà dans la première version de cet article : celle d’un coureur qui court sans véritable ligne d’arrivée.
Épuisant, non ?
Car à force, le perfectionnisme peut vous couper de quelque chose d’essentiel :
le plaisir de l’accomplissement.
Quand la réussite ne dure que quelques minutes
C’est une mécanique que je retrouve dans les problématiques que j’accompagne.
La personne obtient ce qu’elle voulait.
Soulagement.
Parfois fierté.
Puis très vite :
« Maintenant, il faut… »
Ce n’est pas forcément l’ambition qui pose problème.
C’est l’incapacité à s’autoriser durablement la satisfaction.
Et c’est justement ce que nous pouvons travailler : garder votre envie d’avancer sans avoir continuellement besoin de vous mettre sous pression pour y parvenir.
Perfectionnisme et procrastination : pourquoi vouloir faire parfaitement peut vous empêcher d’agir
Cela semble paradoxal.
Comment une personne aussi exigeante peut-elle procrastiner ?
Justement parce qu’elle est exigeante.
Si commencer signifie devoir réussir parfaitement, une tâche peut devenir immense avant même d’avoir commencé.
Vous attendez :
le bon moment.
la bonne idée.
le bon niveau.
d’être suffisamment prêt(e).
Vous retravaillez au lieu de publier.
Vous préparez au lieu de vous lancer.
Vous réfléchissez au lieu de décider.
Vous repoussez parce que vous avez peur de mal faire.
Les recherches montrent d’ailleurs une association entre les préoccupations perfectionnistes et la procrastination tandis que le simple fait d’avoir des standards élevés ne fonctionne pas nécessairement de la même manière.
Je développe les autres mécanismes possibles dans mon article sur la procrastination et ses causes profondes.
Quand « pas encore assez bien » empêche de terminer
J’accompagne aussi des personnes qui ne manquent ni d’idées ni de capacités.
Ce qui les freine est parfois le moment où il faut considérer leur travail comme terminé.
Car une fois terminé, il peut être montré.
Et une fois montré…
il peut être évalué.
Le perfectionnisme n’est alors plus uniquement une recherche de qualité.
Il devient aussi une protection.
Et travailler sur la peur située derrière peut permettre de retrouver davantage de mouvement sans renoncer à la qualité.
Travailler sur ce qui se cache derrière mon perfectionnisme
Perfectionnisme au travail : quand être performant(e) ne suffit jamais

Le monde professionnel offre un terrain particulièrement fertile au perfectionnisme.
Salarié(e), manager, dirigeant(e), indépendant(e), entrepreneur(e), artiste ou créateur de contenu : l’exigence peut même être valorisée.
Vous êtes fiable.
Vous anticipez.
Vous vérifiez.
Vous prenez vos responsabilités.
On sait que l’on peut compter sur vous.
Le problème commence lorsque vous ne savez plus vous arrêter.
Cela peut donner :
des journées qui s’allongent continuellement ;
une difficulté à déléguer ;
une charge mentale importante ;
le besoin de tout contrôler ;
une peur excessive de l’erreur ;
des difficultés à prioriser parce que tout doit être parfaitement fait ;
une culpabilité lorsque vous ne travaillez pas ;
une irritabilité lorsque les autres n’ont pas vos standards ;
une impression permanente de ne pas en faire assez.
Vous pouvez alors être objectivement performant(e) et intérieurement toujours en échec.
Lorsque cette exigence s’ajoute à une accumulation de responsabilités, je vous invite également à lire mon article consacré à la charge mentale.
Et lorsque la fatigue devient beaucoup plus profonde, il est important de ne pas tout appeler « perfectionnisme ». Vous pouvez également consulter ma page consacrée au burn-out, brown-out et bore-out.
Les travaux sur perfectionnisme et burn-out montrent justement que les différentes dimensions du perfectionnisme n’ont pas les mêmes associations : les préoccupations perfectionnistes sont davantage associées aux symptômes de burn-out que le simple fait de viser des standards élevés.
Être irréprochable pour rester légitime

Dans les problématiques professionnelles que j’accompagne, je retrouve parfois une personne compétente, expérimentée et reconnue qui continue pourtant à fonctionner comme si la moindre erreur pouvait tout remettre en question.
Derrière :
« Je dois parfaitement maîtriser »
peuvent se cacher :
« Je dois prouver que je mérite ma place. »
« Je n’ai pas le droit de décevoir. »
« Si je fais une erreur, on verra que je ne suis pas à la hauteur. »
Le travail ne consiste alors pas à diminuer ses compétences ou son ambition.
Il consiste à ne plus avoir besoin de souffrir pour se sentir légitime.
Exemple d'accompagnement : Quand vouloir toujours mieux faire devient épuisant
J’ai accompagné une personne qui souffrait beaucoup de son perfectionnisme. Quoi qu’elle fasse, elle avait l’impression que ce n’était jamais assez bien. Elle pouvait repenser pendant des heures à son travail ou même à quelque chose qu’elle avait fait pour des amis, jusqu’à parfois en perdre le sommeil.
Nous sommes allées travailler sur les causes profondes de cette exigence, notamment dans son enfance. Elle avait beaucoup cherché à bien faire pour être aimée et reconnue et avait grandi avec des parents qui la poussaient toujours à faire mieux. Elle avait peu à peu intégré : « Ce n’est pas assez bien. »
Quelques mois après l’accompagnement, elle m’a écrit qu’elle abordait les choses avec beaucoup plus de légèreté. Elle restait ambitieuse dans son travail mais sans cette pression supplémentaire permanente. Elle dormait également mieux et ne repassait plus en boucle tout ce qu’elle aurait pu mieux faire.
Se libérer du perfectionnisme ne signifie pas perdre son ambition. Parfois, c’est simplement arrêter d’ajouter de la souffrance à l’envie de bien faire.
Syndrome de l’imposteur et regard des autres : « si je ne suis pas parfait(e), on va finir par le voir »
Perfectionnisme et syndrome de l’imposteur peuvent particulièrement bien s’alimenter.
Vous réussissez mais attribuez votre réussite au travail, à la chance ou au fait d’avoir énormément préparé.
Vous devez donc préparer encore davantage la fois suivante.
Et puisque personne ne découvre « l’imposture » que vous craignez, vous concluez :
« Heureusement que j’ai autant travaillé. »
Le mécanisme recommence.
Et si votre perfectionnisme cherchait aussi à vous protéger du jugement ?
Une autre croyance peut apparaître :
« Si je suis irréprochable, personne ne pourra me critiquer. »
Seulement, le parfait n’existe pas.
Et même un excellent travail peut être critiqué.
Si votre perfectionnisme est principalement alimenté par la peur d’être observé(e), jugé(e), rejeté(e) ou de vous montrer, je développe précisément cette dimension dans mon article sur le regard des autres et la peur du jugement.
Je ne développe volontairement pas davantage ce sujet ici afin que les deux articles restent complémentaires.
Car la question centrale de celui-ci est :
Pourquoi devez-vous être parfait(e) pour vous sentir suffisamment bien ou suffisamment en sécurité ?
Quelles sont les causes profondes du perfectionnisme ?
Il n’existe pas une cause unique.
Votre perfectionnisme peut s’être construit ou renforcé à différents moments de votre histoire.
C’est une partie importante de mon article d’origine que je souhaite conserver car elle rejoint aussi ce que j’observe dans mes accompagnements.
L’enfance et les attentes élevées
Vous avez peut-être grandi avec beaucoup d’attentes.

De la part de professeurs.
Ou de vos parents.
Pas nécessairement avec de « mauvais parents ».
Certaines phrases peuvent même avoir été prononcées avec de bonnes intentions :
« Tu peux faire mieux. »
« Fais un effort. »
« Tu es capable d’avoir 20. »
« Sois sage. »
« Ne nous déçois pas. »
Ou vous étiez simplement l’enfant qui réussissait.
Celui ou celle dont on disait :
« Avec toi, on n’a jamais de problème. »
Cela ressemble à un compliment.
Mais que se passe-t-il lorsque vous comprenez progressivement que votre place est justement celle de la personne qui ne pose jamais de problème ?
Vous pouvez apprendre à être performant(e), autonome, raisonnable et agréable.
Et ne jamais vraiment apprendre que vous avez aussi le droit de rater, de déranger, de demander de l’aide ou simplement de ne pas être au maximum.
Je développe ces mécanismes sur ma page consacrée aux blessures de l’enfance et à leurs conséquences à l’âge adulte. Elle aborde notamment les attentes, la pression, la dévalorisation, les blessures émotionnelles et les croyances qui peuvent continuer à nous influencer une fois adulte.
Quand amour et reconnaissance semblent devoir se mériter
Une autre idée importante était déjà présente dans mon premier article :
l’enfant peut chercher à répondre aux attentes pour obtenir de la reconnaissance, des félicitations ou de l’affection.
Cela ne signifie évidemment pas que chaque personne perfectionniste a manqué d’amour.
Mais certaines personnes peuvent progressivement construire une association intérieure :
« Quand je fais bien, je suis reconnu(e). »
Puis :
« Pour être reconnu(e), je dois bien faire. »
Et parfois :
« Pour avoir de la valeur, je dois réussir. »
Derrière ce fonctionnement peuvent aussi apparaître certaines blessures émotionnelles, notamment la blessure de rejet ou la blessure d’abandon dans le vocabulaire thérapeutique que j’utilise.

Critiques, humiliations et expériences de vie
Le perfectionnisme peut également se renforcer après :
des critiques répétées ;
des comparaisons ;
une humiliation scolaire ou professionnelle ;
un échec particulièrement douloureux ;
une relation dans laquelle vous avez été dévalorisé(e) ;
une expérience qui vous a donné l’impression que l’erreur était dangereuse.
Vous pouvez alors essayer de construire une version de vous-même impossible à critiquer ou à rejeter.
Mais cette version n’existe pas.
Et maintenir cette protection peut finir par vous demander énormément d’énergie. Pour lire mon article sur la blessure d'humiliation, cliquez ici
Des schémas qui peuvent se répéter
Parfois, le perfectionnisme n’apparaît pas seul.
Vous constatez que vous reproduisez toujours le même fonctionnement : vous vous mettez énormément de pression, vous tenez, vous réussissez puis vous recommencez.
Ou vous vous bloquez au moment où quelque chose pourrait réellement aboutir.
Dans ce cas, mes articles sur les schémas répétitifs et l’auto-sabotage peuvent vous aider à aller plus loin.
Et les mémoires familiales ou spirituelles ?
Dans mon approche holistique, selon la personne et l’accompagnement choisi, je peux également explorer des dimensions transgénérationnelles, symboliques, énergétiques ou spirituelles lorsqu’elles ont du sens pour elle.
Je les distingue des explications établies par la recherche scientifique : les mémoires karmiques ou le travail au niveau de l’âme appartiennent à mon approche spirituelle et ne constituent pas des causes scientifiquement établies du perfectionnisme.
L’objectif n’est pas de décider à l’avance d’où vient votre perfectionnisme.
C’est de comprendre ce qui nourrit le vôtre.
Comprendre et travailler sur les causes de mon perfectionnisme
Besoin de contrôle et perfectionnisme : pourquoi est-il si difficile de lâcher prise ?

« Il faut que tu lâches prise. »
Facile à dire.
Beaucoup moins lorsque le contrôle est précisément ce qui vous donne l’impression d’éviter les problèmes.
Si je vérifie tout, je ne ferai pas d’erreur.
Si j’anticipe tout, je ne serai pas surpris(e).
Si je fais moi-même, ce sera correctement fait.
Si je contrôle, je limite les risques.
Le problème est que plus vous contrôlez, plus vous pouvez renforcer l’idée que sans contrôle, quelque chose se passerait mal.
C’est pourquoi je préfère chercher ce que le contrôle tente de sécuriser plutôt que demander simplement à quelqu’un de « lâcher ».
Je développe spécifiquement cette question dans mon article sur la difficulté à lâcher prise.
En accompagnement, nous pouvons alors travailler non seulement sur le contrôle mais surtout sur la peur située derrière le besoin de tout maîtriser.
Stress, charge mentale, confiance : quelles conséquences le perfectionnisme peut-il avoir ?

Le perfectionnisme n’est pas un diagnostic en soi.
Et toute personne perfectionniste ne développe évidemment pas un trouble psychologique.
Mais lorsque l’exigence devient permanente, vous pouvez notamment ressentir :
davantage de stress et de pression ;
des ruminations ;
de la fatigue ;
une autocritique importante ;
une difficulté à vous reposer ;
une culpabilité lorsque vous ne faites « rien » ;
de la procrastination ;
une perte de spontanéité ;
une difficulté à déléguer ;
de la frustration ;
des tensions dans vos relations ;
une difficulté à profiter de ce que vous réussissez.
Perfectionnisme et stress
Lorsque votre cerveau cherche constamment l’erreur, anticipe ce qui pourrait mal se passer ou estime que le résultat doit être parfait, il devient difficile de réellement couper.
Si cette pression occupe une place importante dans votre quotidien, je développe spécifiquement les mécanismes du stress, ses causes et ses conséquences.

Perfectionnisme et charge mentale
Le perfectionnisme peut aussi vous pousser à vouloir penser à tout.
Tout prévoir.
Tout vérifier.
Tout faire correctement.
Et parfois tout faire vous-même.
Cette accumulation peut considérablement alimenter votre charge mentale.
Perfectionnisme, confiance et estime de soi
Il existe également un piège plus discret :
faire dépendre votre valeur de vos résultats.
Lorsque vous réussissez, vous êtes momentanément rassuré(e).
Lorsque vous échouez, votre valeur personnelle s’effondre avec le résultat.
C’est là qu’un travail autour de la confiance en soi et de l’estime de soi peut devenir particulièrement important.
Vous n’êtes pas votre dernière performance.
Ni votre dernière erreur.
Ni votre dernière réussite.
Et lorsque vous finissez par vous épuiser ?
La recherche retrouve une association entre certaines dimensions du perfectionnisme et le burn-out.
Cela ne signifie évidemment pas que le perfectionnisme provoque automatiquement un burn-out.
Mais si vous vous reconnaissez dans un épuisement beaucoup plus profond, vous pouvez consulter ma page consacrée au burn-out, brown-out et bore-out.
Et si votre état psychologique ou physique vous inquiète, consultez également un professionnel de santé. Mes accompagnements sont complémentaires et ne remplacent pas une prise en charge médicale ou psychologique lorsqu’elle est nécessaire.
Car l’objectif n’est certainement pas d’attendre que votre corps ou votre esprit vous oblige à vous arrêter pour commencer à vous autoriser à souffler.
Comment sortir du perfectionnisme sans perdre votre ambition ?
Vous savez probablement déjà qu’il faudrait lâcher prise, accepter de ne pas tout contrôler ou vous satisfaire davantage de ce que vous faites.
Mais si vous n’y arrivez pas, ce n’est peut-être pas parce que vous ne savez pas quoi faire.
La vraie question est plutôt : pourquoi avez-vous autant besoin que ce soit parfait ?
Que craignez-vous si vous faites simplement « suffisamment bien » ? D’être critiqué(e) ? De décevoir ? D’échouer ? De ne plus être à la hauteur ? De perdre votre place ? De ne plus être reconnu(e) de la même manière ?
Et surtout : depuis quand avez-vous appris que vous deviez autant en faire pour vous sentir suffisamment bien ?
C’est souvent là que le travail devient intéressant.
Car vous pouvez apprendre à moins vérifier ou à davantage déléguer. Mais si la peur ou la croyance profonde qui nourrit votre perfectionnisme reste présente, la pression risque de revenir autrement.
Se libérer du perfectionnisme ne signifie donc pas perdre votre ambition. C’est pouvoir continuer à avancer, réussir et viser haut sans avoir constamment besoin de vous mettre sous pression pour y arriver.
Si vous vous reconnaissez dans ces lignes, nous pouvons aller chercher ensemble ce qui alimente votre perfectionnisme et travailler dessus en profondeur.
Me libérer de la pression d’être parfait(e)
Comment puis-je vous accompagner à sortir du perfectionnisme ?
Depuis 2019, j’accompagne des personnes à Paris et à distance sur leurs peurs, blocages, croyances, blessures, confiance en elles et schémas qui continuent à se répéter malgré toutes leurs prises de conscience.
Pour moi, travailler sur votre perfectionnisme ne signifie pas vous enlever votre ambition.
Nous pouvons travailler pour vous aider à conserver ce qui vous porte — votre sérieux, vos envies, votre capacité à avancer — tout en vous libérant de ce qui vous épuise.
À distance ou dans mon cabinet, nous pouvons travailler sur la même problématique. C’est principalement la manière de travailler qui change selon l’accompagnement choisi.


Hypnose Humaniste et perfectionnisme
Avec l’Hypnose Humaniste :
nous pouvons travailler par la parole et avec l’inconscient sur les croyances, peurs et mécanismes associés à votre perfectionnisme ;
vous restez conscient(e) et activement impliqué(e) pendant la séance ;
symboles, visualisations et outils de l’Hypnose Humaniste peuvent accompagner le travail selon ce qui se présente.
Soins énergétiques et perfectionnisme
Avec les soins énergétiques :
je travaille directement par les énergies selon mon approche ;
vous n’avez pas besoin de participer activement au soin ;
à distance, vous n’avez pas besoin d’être disponible au moment où je réalise le soin.
Soins de l’âme et perfectionnisme
Avec les soins de l’âme :
le travail se situe au niveau de l’âme dans mon approche spirituelle et intuitive ;
nous explorons ce qui se présente à ce niveau autour de votre problématique ;
le travail est guidé par ce qui demande à être regardé plutôt que par une explication prédéterminée.
Coaching et perfectionnisme
Avec mes séances de coaching :
remettre en perspective vos exigences et différencier ambition, pression et peur ;
clarifier vos priorités, vos limites et ce qui mérite réellement votre énergie ;
passer davantage à l’action sans attendre de vous sentir parfaitement prêt(e).
Et si vous ne savez pas quel accompagnement choisir ?
C’est justement normal.
Vous n’avez pas besoin de poser vous-même le diagnostic de ce dont vous avez besoin avant de prendre rendez-vous.
Il n’existe pas une méthode réservée au perfectionnisme et une autre aux causes profondes.
Nous partons de vous, de votre histoire et de ce qui se présente.
Vous pouvez consulter mon guide pour choisir votre accompagnement. Si vous hésitez encore, nous pourrons en parler au début du rendez-vous.
Je vous accompagne à distance en France et partout dans le monde ainsi qu’à Paris.
Vous pouvez également découvrir les avis des personnes que j’ai accompagnées.
FAQ : perfectionnisme
Le perfectionnisme est-il une qualité ou un défaut ?
Avoir des standards élevés, aimer bien faire et être consciencieux(se) peuvent être des qualités. Le perfectionnisme devient plus problématique lorsque vos exigences deviennent rigides, que l’erreur est difficile à tolérer et que votre estime de vous dépend excessivement de vos résultats.
Pourquoi suis-je perfectionniste ?
Il n’existe pas une seule cause. Le perfectionnisme peut être influencé par votre histoire, certaines attentes ou pressions vécues, votre rapport à l’erreur, votre besoin de reconnaissance, certaines expériences difficiles et la manière dont vous avez appris à évaluer votre propre valeur.
Peut-on être perfectionniste et procrastiner ?
Oui. Lorsque vous pensez devoir parfaitement réaliser quelque chose, commencer ou terminer peut devenir beaucoup plus difficile. La recherche retrouve d’ailleurs une association entre préoccupations perfectionnistes et procrastination.
Pourquoi les perfectionnistes ne sont-ils jamais satisfaits ?
Chez certaines personnes, l’objectif atteint est rapidement minimisé tandis que l’attention se déplace vers ce qui manque ou vers le prochain objectif. Le niveau nécessaire pour être satisfait(e) peut ainsi augmenter continuellement.
Comment arrêter d’être perfectionniste sans devenir moins performant(e) ?
Il ne s’agit pas nécessairement de diminuer votre ambition mais de retrouver davantage de flexibilité : adapter vos exigences à la situation, accepter différents niveaux de réussite, mieux tolérer l’erreur, reconnaître vos accomplissements et ne plus faire dépendre toute votre valeur du résultat.
Peut-on travailler sur le perfectionnisme en accompagnement ?
Oui. C’est une problématique que j’accompagne en travaillant selon la personne sur les croyances, les peurs, l’autocritique, la confiance, le besoin de contrôle et les causes qui entretiennent le mécanisme.
Sortir du perfectionnisme : et si « suffisamment bien » devenait enfin suffisant ?
Vous n’avez pas besoin de perdre votre ambition.
Ni votre sérieux.
Ni votre envie de progresser.
Vous pouvez continuer à viser haut sans transformer chaque objectif en examen de votre propre valeur.
Vous pouvez faire une erreur sans être une erreur.
Vous pouvez être fier(ère) avant de chercher ce qui manque.
Vous pouvez déléguer sans tout contrôler.
Vous pouvez terminer quelque chose sans l’améliorer une quinzième fois.
Vous pouvez vous reposer sans devoir d’abord « mériter » votre repos.
Et surtout, vous pouvez réussir sans déplacer immédiatement la ligne d’arrivée.
Car au fond, sortir du perfectionnisme n’est peut-être pas apprendre à faire moins bien.
C’est arrêter d’avoir besoin d’être parfait(e) pour vous sentir suffisamment bien.
Et si vous savez déjà tout cela mais que vous continuez à reproduire le même mécanisme, alors il est peut-être temps de ne plus seulement le comprendre.
Nous pouvons travailler sur ce qui l’alimente.




