Difficulté à lâcher prise : pourquoi est-ce si difficile et comment y arriver ?

Vous avez l’impression de devoir toujours anticiper ce qui pourrait arriver ?
Vous repensez longtemps à une conversation, une décision ou une situation, même lorsque vous savez très bien que vous ne pouvez plus rien y changer ?
Et surtout, on vous a peut-être déjà répété : « Il faut que tu lâches prise », comme si cela suffisait pour que votre cerveau décide enfin de s’arrêter.
C’est une phrase que j’entends très souvent dans mes accompagnements : « Je sais qu’il faudrait que je lâche prise, mais je n’y arrive pas. »
Et justement, ce « je n’y arrive pas » m’intéresse énormément.
Je ne pense pas qu’une personne contrôle, anticipe, vérifie ou rumine simplement parce qu’elle aime se compliquer la vie. Lorsque j’accompagne quelqu’un qui a du mal à lâcher prise, je cherche plutôt à comprendre ce que ce besoin de contrôle essaie de protéger.
Très souvent, je retrouve derrière lui une peur de l’incertitude, un manque de confiance en soi, une peur de l’échec ou de l’abandon, un besoin d’être rassuré(e), une blessure plus ancienne, du perfectionnisme ou encore un fonctionnement appris depuis très longtemps.
Depuis des années, j’accompagne des personnes qui viennent me voir pour des raisons extrêmement différentes : une rupture, une relation compliquée, une décision professionnelle, une période de doute, des ruminations, une peur de l’avenir ou cette sensation de ne jamais réussir à vraiment « couper ».
Et derrière beaucoup de ces problématiques, je retrouve le même mécanisme : essayer de maîtriser ce qui nous échappe pour retrouver une sensation de sécurité.
La véritable question n’est donc pas seulement :
« Comment lâcher prise ? »
Elle est aussi :
« Pourquoi ai-je autant besoin de contrôler ? »
💫 Et si votre difficulté à lâcher prise racontait finalement tout autre chose que ce que vous imaginiez ? Au fil de cet article, je vous invite à découvrir ce qui peut réellement se jouer derrière ce besoin de contrôler… et surtout ce qui peut vous aider à vous en libérer durablement.
💫 Vous n’êtes pas seul(e). Et il est possible de vous en libérer. Découvrez des conseils et solutions dans cet article.
Test : avez-vous du mal à lâcher prise ?
Je vous propose de commencer par un petit test. Il ne s’agit évidemment pas d’un diagnostic, mais simplement d’un moyen de prendre un peu de recul sur votre fonctionnement.

Lisez les affirmations suivantes et observez celles dans lesquelles vous vous reconnaissez régulièrement :
❌ Je repense longtemps à des situations qui se sont déjà produites.
❌ J’imagine facilement ce qui pourrait mal se passer.
❌ J’ai du mal lorsque je ne sais pas ce qui va arriver.
❌J’analyse les messages, les silences ou les changements de comportement des autres.
❌ Lorsqu’une personne tarde à me répondre, mon cerveau commence immédiatement à chercher une explication.
❌ J’ai besoin d’organiser, d’anticiper ou de vérifier pour me sentir rassuré(e).
❌ J’ai du mal à déléguer parce que je préfère souvent faire moi-même.
❌ Je peux passer énormément de temps à me demander si j’ai pris la bonne décision.
❌ Une erreur ou une remarque négative peut rester longtemps dans ma tête.
❌ Même lorsque je me repose physiquement, mon mental continue à fonctionner.
❌ J’ai du mal à accepter qu’une situation ne se déroule pas comme je l’avais imaginée.
❌ Dans mes relations, j’ai besoin de savoir où j’en suis pour réussir à me détendre.
❌ Je cherche souvent à comprendre le « pourquoi » de ce qui m’arrive.
❌ Même lorsque je sais qu’il n’y a plus rien à faire, j’ai du mal à arrêter d’y penser.
Si vous vous reconnaissez dans plusieurs de ces phrases, j’aimerais vous proposer une autre question :
Combien d’énergie dépensez-vous chaque jour à essayer de contrôler des choses qui ne dépendent pas réellement de vous ?
C’est une question que je pose régulièrement, et certaines personnes réalisent à ce moment-là à quel point leur mental est actif en permanence.
Il vérifie, anticipe, analyse, prépare la suite, cherche des explications, imagine différents scénarios.
Et lorsque ce fonctionnement dure depuis longtemps, il peut même finir par sembler normal.
💫 Si vous vous reconnaissez beaucoup dans ce test, l’enjeu n’est peut-être pas simplement de « moins penser », mais de comprendre pourquoi votre système a autant besoin d’anticiper.
Exemple d’accompagnement : pensées en boucle et difficulté à arrêter de tout anticiper
Une femme avait commencé un accompagnement avec moi parce qu’elle avait constamment l’impression d’avoir quelque chose à gérer. Même lorsqu’aucune urgence réelle n’existait, son cerveau cherchait déjà ce qu’il faudrait anticiper ensuite.
Elle était extrêmement organisée et avait fait de cette capacité une véritable force, aussi bien dans sa vie personnelle que professionnelle. Pourtant, derrière cette organisation, nous avons progressivement identifié une peur très présente d’être surprise, déçue ou prise au dépourvu.
Elle ne cherchait donc pas uniquement à « bien s’organiser ». Une partie d’elle avait appris que prévoir était le meilleur moyen d’éviter de se retrouver en difficulté.
Au fil de l’accompagnement, elle a commencé à laisser certaines choses attendre, à ne plus ressentir l’obligation de répondre immédiatement et à accepter que tout ne demande pas une action dans l’instant. Elle n’est pas devenue moins organisée : elle a simplement arrêté de vivre son organisation comme une nécessité permanente.
💫 Je cherche toujours à préserver ce qui constitue une force chez vous, tout en vous aidant à ne plus en devenir prisonnier(ère).
Pourquoi je n’arrive pas à lâcher prise ?
Si vous n’arrivez pas à lâcher prise, ce n’est pas nécessairement parce que vous manquez de volonté. Le besoin de contrôler, d’anticiper ou de comprendre peut être une manière de vous rassurer face à l’incertitude.
Il peut notamment être lié au perfectionnisme, au manque de confiance en soi, à la peur de l’échec, à la peur du rejet ou de l’abandon, mais aussi à certaines expériences qui vous ont appris à rester vigilant(e).
C’est pour cela que je trouve l’injonction « il faut lâcher prise » assez peu utile lorsqu’elle est utilisée seule.
Si votre système intérieur considère encore le contrôle comme une protection, il ne va pas simplement accepter de l’abandonner parce que vous lui demandez de se détendre.
Pour parvenir réellement à lâcher prise, il est souvent beaucoup plus intéressant de comprendre ce que votre besoin de contrôle essaie de sécuriser, d’éviter ou d’empêcher.
💫 Comprendre pourquoi vous avez besoin de contrôler est souvent une première étape bien plus profonde que d’essayer simplement de vous forcer à lâcher prise.
Qu’est-ce que lâcher prise réellement ?
Je trouve que l’on utilise parfois le terme « lâcher prise » un peu trop facilement.
Une personne traverse une rupture ? « Lâche prise. »
Elle attend une réponse importante ? « Lâche prise. »
Elle vit une période difficile professionnellement ? « Il faut lâcher prise. »
Mais lorsqu’une personne utilise le contrôle pour se rassurer, lui demander de lâcher prise revient presque à lui demander d’abandonner son système de sécurité.
Évidemment qu’elle résiste.
Pour moi, lâcher prise ne signifie pas abandonner, devenir passif(ve), renoncer à vos projets ou laisser les autres décider à votre place.
Cela signifie plutôt apprendre à distinguer ce sur quoi vous pouvez réellement agir de ce que vous ne pourrez jamais entièrement maîtriser.
Vous pouvez préparer parfaitement un entretien, mais vous ne pouvez pas décider du choix final de l’entreprise. Vous pouvez dire à quelqu’un ce que vous ressentez, mais vous ne pouvez pas contrôler ses sentiments. Vous pouvez vous investir sincèrement dans une relation, mais vous ne pouvez pas garantir son évolution. Vous pouvez prendre une décision cohérente aujourd’hui, mais vous ne pouvez pas connaître avec certitude ce qu’elle produira dans six mois.
C’est souvent là que se situe le véritable défi : faire votre part sans essayer ensuite de faire également celle des autres, des circonstances et de la vie.
Exemple d’accompagnement : apprendre à lâcher prise quand on veut tout maîtriser
Un homme avait commencé un accompagnement parce qu’il avait l’impression de devoir constamment avoir « un plan ». Un changement de dernière minute, un retard ou une réponse imprécise pouvait suffire à augmenter fortement sa tension.
Au début, il pensait surtout être quelqu’un qui aimait l’organisation. En travaillant ensemble, il a commencé à réaliser que ce qui était réellement difficile n’était pas tant le changement lui-même que la sensation de perdre la maîtrise.
Il associait inconsciemment le fait d’être préparé au fait d’être en sécurité.
Nous avons progressivement travaillé sur sa capacité à accepter certains imprévus sans immédiatement chercher à reprendre le contrôle. Au fil du temps, il s’est rendu compte qu’il pouvait s’adapter beaucoup mieux qu’il ne l’imaginait.
Le véritable changement n’a donc pas été de supprimer les imprévus de sa vie, mais de renforcer sa confiance dans sa capacité à y faire face.
💫 Plus vous avez confiance dans votre capacité à vous adapter, moins vous avez besoin que tout se passe exactement comme prévu.
10 signes fréquents d’une difficulté à lâcher prise
🔎 1. Vous ruminez longtemps
Vous connaissez peut-être ces conversations qui sont terminées depuis plusieurs heures mais qui continuent dans votre tête.
« Pourquoi il a dit ça ? »
« Est-ce qu’elle l’a mal pris ? »
« J’aurais dû répondre autrement. »
Je rencontre régulièrement des personnes qui ne cherchent même plus réellement une réponse : leur cerveau rejoue simplement la scène dans l’espoir de parvenir à une conclusion rassurante.
🔎 2. Vous anticipez énormément
Anticiper peut être une vraie qualité. Le problème apparaît lorsque prévoir n’est plus seulement utile mais devient indispensable pour vous sentir rassuré(e).
Certaines personnes construisent déjà une solution B alors que le problème A n’existe pas encore.
🔎 3. Vous supportez difficilement l’incertitude
Parfois, ce n’est même pas une mauvaise nouvelle qui est la plus difficile.
C’est l’absence de nouvelle.
Une réponse tarde. Un projet est en attente. Une personne devient moins claire.
Et votre cerveau remplit immédiatement le vide.
🔎 4. Vous avez besoin de comprendre
Pourquoi cette personne a-t-elle changé ? Pourquoi cette situation s’est-elle produite ? Pourquoi cette relation s’est-elle terminée ?
Comprendre peut évidemment être utile.
Mais il existe aussi un moment où chercher encore des explications ne permet plus d’avancer.
🔎 5. Vous analysez beaucoup le comportement des autres
« Moi, à sa place, j’aurais répondu. »
« Si quelqu’un tenait vraiment à moi, il agirait autrement. »
Nous avons tendance à interpréter les autres à partir de notre propre manière de fonctionner.
Mais l’autre n’est pas vous.
🔎 6. Vous avez souvent besoin d’être rassuré(e)
Vous demandez un avis.
Puis un autre.
Vous vous sentez mieux pendant quelques heures… et le doute revient.
À ce moment-là, le véritable travail se situe parfois moins dans la décision que dans votre capacité à vous faire confiance.
🔎 7. Vous avez du mal à déléguer
« Ce sera plus simple si je le fais moi-même. »
Cette phrase paraît anodine.
Mais si elle devient valable dans tous les domaines, vous finissez par tout porter.
🔎 8. Vous êtes perfectionniste
Derrière le perfectionnisme, je retrouve régulièrement une peur de l’erreur, du jugement ou de la déception.
La croyance peut devenir presque :
« Si je fais tout parfaitement, je serai en sécurité. »
🔎 9. Vous avez du mal à profiter du présent
Vous atteignez un objectif et pensez déjà au suivant.
Une bonne nouvelle arrive et une partie de vous cherche immédiatement ce qui pourrait mal tourner.
Vous êtes ici, mais votre esprit vit déjà ailleurs.
🔎 10. Votre corps semble lui aussi avoir du mal à relâcher
Le besoin de contrôle peut également s’accompagner de tensions physiques : épaules contractées, mâchoire serrée, respiration courte ou impression de rester constamment en vigilance.
💫 Lorsque plusieurs de ces signes vous ressemblent, je trouve plus intéressant de chercher ce que votre vigilance essaie de protéger que de vous demander simplement d’arrêter.
Exemple d’accompagnement : ruminations, hypervigilance et difficulté à se détendre
Une femme avait commencé un accompagnement parce qu’elle ne parvenait presque jamais à se sentir complètement détendue. Même les périodes agréables étaient accompagnées d’une petite voix intérieure qui lui demandait ce qu’elle avait oublié ou ce qui pourrait arriver ensuite.
Elle avait appris à vivre dans l’anticipation au point de ne plus réellement la remarquer.
En travaillant sur ce fonctionnement, elle a progressivement commencé à identifier les moments où sa vigilance se déclenchait et à comprendre ce qui la nourrissait. Elle a surtout appris à ne plus considérer chaque inquiétude comme une information qui exigeait immédiatement son attention.
Avec le temps, elle a retrouvé davantage de calme et une capacité beaucoup plus importante à profiter du moment présent sans chercher systématiquement ce qui pourrait le perturber.
💫 Lorsque l’hypervigilance est devenue une habitude, il est possible de travailler progressivement sur ce qui continue à l’alimenter.
Quelles sont les conséquences lorsque l’on n’arrive pas à lâcher prise ?
Avoir ponctuellement du mal à lâcher prise n’est évidemment pas un problème.
À court terme, contrôler peut rassurer. Anticiper donne l’impression d’être préparé(e), vérifier permet de réduire momentanément un doute et réfléchir encore à une situation peut donner le sentiment que l’on finira par trouver la réponse qui permettra enfin de se sentir tranquille.
Mais lorsque ce fonctionnement devient permanent, il peut devenir épuisant.
Je vois parfois des personnes arriver dans mes accompagnements en pensant qu’elles sont fatiguées uniquement parce qu’elles font trop de choses. Pourtant, elles sont parfois surtout épuisées parce que leur cerveau ne s’arrête jamais réellement.
Même lorsqu’elles ne font rien, intérieurement elles continuent à prévoir, analyser, vérifier ou anticiper.
À force de vouloir anticiper, comprendre, contrôler ou éviter ce qui pourrait arriver, vous pouvez finir par dépenser énormément d’énergie dans des situations qui ne nécessitent pas toujours autant de vigilance.
Les conséquences peuvent alors se retrouver à différents niveaux :
dans votre mental ;
dans votre niveau de stress ;
dans votre sommeil et votre récupération ;
dans votre corps et votre énergie ;
dans vos relations ;
dans votre vie professionnelle ;
et même dans votre capacité à profiter réellement du présent.

Fatigue mentale, charge mentale et ruminations
Lorsque votre cerveau essaie constamment d’anticiper ce qui pourrait arriver, il travaille même lorsqu’aucune action immédiate n’est nécessaire.
Vous réfléchissez.
Vous vérifiez.
Vous imaginez plusieurs scénarios.
Vous revenez sur ce qui s’est passé.
Vous essayez de prévoir ce qui va se passer.
Et tout cela consomme de l’énergie.
Cette difficulté à arrêter de penser peut progressivement contribuer à une véritable charge mentale, notamment lorsque vous avez également l’impression de devoir penser à tout, anticiper pour les autres ou ne rien oublier.
Certaines personnes me disent :
« Même quand je ne fais rien, j’ai l’impression que mon cerveau continue à travailler. »
C’est exactement cela qui peut devenir épuisant : physiquement, vous êtes peut-être assis(e) sur votre canapé, mais mentalement vous êtes encore en train de gérer dix situations.
Stress, anxiété et tensions physiques
Lorsque vous avez besoin de garder le contrôle pour vous sentir en sécurité, l’imprévu peut rapidement devenir une source de tension.
Votre cerveau essaie alors d’anticiper ce qui pourrait mal se passer afin de vous préparer.
À court terme, ce mécanisme peut être utile.
Mais lorsqu’il devient permanent, vous pouvez avoir l’impression de ne jamais réellement redescendre.
Cela peut notamment se manifester par :
une sensation de tension intérieure ;
des pensées qui tournent en boucle ;
de l’irritabilité ;
une difficulté à vous détendre ;
une impression d’être constamment « en alerte » ;
des tensions ressenties dans le corps ;
une fatigue qui s’installe progressivement.
J’explique plus en détail ce lien dans mon article consacré au stress, à ses causes, ses effets et aux solutions pour retrouver davantage d’équilibre.
Lorsque cette vigilance est liée à un événement particulièrement marquant ou à un traumatisme, il peut également être intéressant de comprendre les mécanismes du stress post-traumatique et de l’hypervigilance.
Sommeil et récupération : quand le cerveau ne s’arrête pas la nuit
Le coucher est souvent le moment où tout ce que vous avez réussi à mettre de côté pendant la journée revient.
Il n’y a plus de mails.
Plus de conversations.
Plus d’obligations immédiates.
Et pourtant, votre cerveau démarre.
Vous repensez à votre journée, à ce que vous auriez dû dire, à ce que vous devez faire demain ou à une situation dont vous ne connaissez pas encore l’issue.
Vous êtes fatigué(e), mais vous n’arrivez pas réellement à décrocher.
Cette difficulté à lâcher prise peut alors contribuer à :
un endormissement plus long ;
des réveils nocturnes ;
un sommeil plus léger ;
une impression de ne pas récupérer ;
une fatigue présente dès le réveil.
J’ai consacré un article complet à ce sujet : Pourquoi vous dormez mal : manque de sommeil, insomnie, fatigue, réveils nocturnes et comment retrouver un sommeil réparateur.
Fatigue, épuisement et sensation de ne jamais vraiment récupérer
À force de rester mentalement et émotionnellement mobilisé(e), vous pouvez également finir par ressentir une fatigue plus globale.
Vous dormez peut-être, vous prenez quelques jours de repos ou vous essayez de ralentir, mais vous avez malgré tout l’impression que votre batterie ne se recharge jamais complètement.
Cela peut se traduire par :
une fatigue physique ou intellectuelle ;
une baisse d’énergie ;
une irritabilité plus importante ;
une sensation d’épuisement émotionnel ;
une difficulté à récupérer réellement ;
parfois l’impression d’être « vidé(e) ».
J’aborde spécifiquement ces situations sur ma page Retrouver de l’énergie : fatigue et épuisement.
Et lorsque cette accumulation est particulièrement liée au travail, à la pression, à la perte de sens ou à une surcharge devenue trop importante, elle peut progressivement contribuer à un burn-out ou épuisement professionnel.
Tensions corporelles et sensation de rester constamment « sous pression »
Votre mental n’est pas le seul à pouvoir rester en vigilance.
Certaines personnes ressentent également leur difficulté à lâcher prise dans leur corps.
Elles peuvent avoir l’impression de rester contractées, de ne jamais réellement relâcher certaines zones ou de devoir constamment « tenir ».
Cela peut notamment se traduire par :
une mâchoire ou des épaules très tendues ;
une boule au ventre ou dans la gorge ;
une respiration plus courte dans certaines situations ;
une sensation d’oppression ou de tension ;
une difficulté à réellement détendre le corps même lorsqu’elles sont au repos.
Dans mon approche, je trouve particulièrement intéressant d’observer ce lien entre le physique, les émotions et ce que la personne continue parfois à porter intérieurement.
👉 Vous pouvez approfondir ce sujet dans mon article Maladies et douleurs : quand les émotions s’expriment à travers notre corps.
Une sensation de surcharge ou de fatigue énergétique
Chez certaines personnes, cette tension permanente ne se traduit pas uniquement par des pensées ou une fatigue physique.
Elles me décrivent également une sensation de lourdeur, de surcharge ou de baisse d’énergie, comme si elles n’arrivaient plus réellement à « redescendre ».
Elles peuvent avoir beaucoup analysé leur histoire et parfaitement comprendre pourquoi elles fonctionnent ainsi.
Pourtant, quelque chose continue à rester tendu intérieurement.
C’est une phrase que j’entends régulièrement :
« Je comprends parfaitement pourquoi je fonctionne comme ça… mais je sens que quelque chose reste tendu. »
C’est notamment dans ce type de situation que la dimension énergétique peut avoir sa place dans mon accompagnement : non pas comme une cause automatique de la difficulté à lâcher prise, mais comme une dimension supplémentaire à prendre en compte lorsque la personne se sent épuisée, surchargée ou constamment sous tension.
Une difficulté à profiter réellement du moment présent
Lorsque votre cerveau est toujours occupé à prévoir la suite, vous pouvez être physiquement présent(e) quelque part sans vraiment y être mentalement.
Vous êtes au restaurant mais vous pensez à demain.
Vous êtes en vacances mais vous vérifiez vos mails.
Vous passez un bon moment avec quelqu’un mais une partie de vous analyse déjà ce qui pourrait se passer ensuite.
Le problème n’est donc pas seulement que vous pensez beaucoup.
C’est aussi que cette anticipation peut progressivement vous empêcher de profiter pleinement de ce qui est déjà là.
C’est notamment pour cette raison que l’ancrage peut être particulièrement intéressant pour les personnes qui pensent beaucoup : il permet de ramener progressivement l’attention vers le présent, le corps et ce qui est réellement en train de se passer.
Des conséquences dans vos relations
Le besoin de contrôle peut également peser sur les relations.
Lorsque vous avez peur de perdre quelqu’un, d’être déçu(e), rejeté(e) ou abandonné(e), vous pouvez avoir tendance à chercher davantage de signes, de réponses ou de garanties.
Vous pouvez alors :
analyser davantage les messages et les comportements ;
avoir besoin d’être rassuré(e) plus souvent ;
anticiper une séparation qui n’a pas eu lieu ;
chercher à savoir ce que l’autre pense ou ressent ;
avoir du mal à accepter son rythme ou ses décisions ;
vous sentir très rapidement en insécurité lorsqu’une situation devient incertaine.
Et paradoxalement, plus vous essayez de sécuriser la relation, plus celle-ci peut parfois devenir une source de tension.
Lorsque la peur de perdre l’autre devient centrale, je vous conseille également mon article consacré à la blessure d’abandon : ses signes, ses origines et les pistes pour s’en libérer.
Perfectionnisme, surcharge et difficulté à déléguer
Au travail comme dans la vie personnelle, vouloir garder le contrôle peut également conduire à faire beaucoup de choses soi-même.
Pourquoi ?
Parce que déléguer signifie accepter que l’autre ne fasse peut-être pas exactement comme vous.
Parce qu’envoyer un travail signifie accepter qu’il ne soit peut-être pas parfait.
Parce que prendre une décision signifie accepter qu’une autre décision aurait également pu être possible.
Vous pouvez donc passer énormément de temps à :
vérifier ;
corriger ;
anticiper ;
refaire ;
contrôler ce qui a été délégué ;
repousser certaines décisions par peur de vous tromper.
Ce fonctionnement rejoint directement le perfectionnisme et la difficulté à accepter l’imperfection.
Et lorsque vous avez également l’impression d’être la personne qui doit penser à tout et porter les responsabilités des autres, le lien avec la charge mentale devient particulièrement important.
Exemple d’accompagnement : « Même lorsque je me repose, je ne me repose pas vraiment »
Une femme que j’ai accompagnée avait l’impression d’être constamment fatiguée.
Elle essayait pourtant de se reposer davantage.
Le week-end, elle ralentissait. Elle prenait parfois du temps pour elle. Mais son cerveau continuait à anticiper tout ce qu’elle devait faire ensuite.
Elle me disait :
« Je suis assise, mais dans ma tête je suis déjà en train d’organiser toute la semaine prochaine. »
Au fil de l’accompagnement, nous avons notamment travaillé sur son besoin d’anticiper, la peur d’oublier quelque chose et la sensation que si elle arrêtait de contrôler, quelque chose finirait forcément par lui échapper.
Progressivement, elle a commencé à expérimenter de vrais moments de repos, dans lesquels elle ne cherchait plus simultanément à préparer la suite.
Ce qui a changé n’était donc pas seulement le nombre d’heures pendant lesquelles elle se reposait.
C’était sa capacité à être réellement au repos lorsqu’elle se reposait.
💫 Parfois, retrouver de l’énergie ne demande pas seulement de faire moins. Cela demande aussi d’apprendre à ne plus continuer à tout gérer intérieurement lorsque vous avez enfin arrêté de faire.
Difficulté à lâcher prise en amour : pourquoi est-ce souvent si compliqué ?
S’il existe un domaine dans lequel le besoin de contrôle peut rapidement devenir très intense, c’est la relation amoureuse.
Parce qu’une relation implique quelque chose que vous ne pourrez jamais entièrement maîtriser :
une autre personne.
Ses sentiments. Son rythme. Ses hésitations. Ses décisions. Son engagement.
Je vois régulièrement des personnes analyser un message plus court que d’habitude, un délai de réponse ou un changement subtil de comportement.
Le cerveau devient alors presque détective.
« Pourquoi il répond comme ça ? »
« Est-ce que quelque chose a changé ? »
« Est-ce que j’ai fait quelque chose de mal ? »
Plus on cherche à se rassurer, plus on observe.
Et plus on observe, plus on trouve de détails susceptibles d’être interprétés.
Comment lâcher prise après une rupture ?
Après une séparation, le besoin de comprendre peut devenir énorme.
Pourquoi est-il parti ? Est-ce définitif ? Pense-t-il encore à moi ? Va-t-il revenir ? Qu’est-ce que j’aurais dû faire différemment ?
Cette recherche de sens est normale.
Mais il existe aussi un moment où chercher encore une réponse peut devenir une manière de continuer à maintenir mentalement la relation.
Lâcher prise sur quelqu’un ne signifie pas oublier cette personne.
Cela signifie progressivement ne plus avoir besoin que l’autre fasse, dise ou comprenne quelque chose pour que vous puissiez retrouver votre propre équilibre.
Exemple d’accompagnement : lâcher prise après une rupture et arrêter d’attendre son retour
Une femme avait commencé un accompagnement après une séparation qui avait laissé énormément d’incompréhensions.
Extérieurement, elle avançait : elle travaillait, voyait ses proches et avait repris ses activités.
Mais intérieurement, une partie d’elle attendait encore.
Elle analysait les derniers échanges, repensait aux semaines qui avaient précédé la rupture et se demandait régulièrement si son ancien partenaire pourrait revenir.
Au fil de notre travail, nous avons compris que le plus douloureux n’était pas seulement cette séparation.
Elle avait réveillé une peur beaucoup plus ancienne : ne pas être suffisamment importante pour que quelqu’un reste.
Progressivement, son attention a commencé à revenir vers elle-même. Elle a moins analysé ce que son ancien partenaire pouvait penser et surtout cessé peu à peu de suspendre son avenir à une éventuelle décision de sa part.
💫 Si une relation, une séparation ou l’attente d’une réponse occupe encore énormément votre esprit, je peux vous accompagner à comprendre ce qui vous retient et à retrouver progressivement votre propre équilibre.
Difficulté à lâcher prise au travail : quand vos qualités commencent à vous épuiser
Les personnes qui ont le plus de mal à lâcher prise au travail sont souvent aussi celles que l’on considère comme particulièrement fiables.
Elles anticipent, vérifient, prennent leurs responsabilités, trouvent des solutions.
Le problème n’est pas leur sérieux.
Le problème commence lorsque ce fonctionnement ne s’arrête plus une fois la journée terminée.
Vous rentrez chez vous mais pensez encore au mail que vous devez envoyer. Vous êtes en week-end mais votre cerveau prépare déjà lundi. Vous déléguez mais vous vérifiez tout de même derrière.

Perfectionnisme et peur de l’erreur
Je rencontre aussi beaucoup de personnes capables de recevoir vingt compliments et une seule remarque négative.
Devinez laquelle elles retiennent ?
La remarque négative.
Et lorsque l’on est déjà perfectionniste, cela peut nourrir un cercle très fatigant : plus vous voulez éviter l’erreur, plus vous vérifiez. Plus vous vérifiez, plus vous vous mettez de pression.
Exemple d’accompagnement : perfectionnisme au travail et peur permanente de mal faire
Une personne que j’ai accompagnée était reconnue et appréciée professionnellement.
De l’extérieur, elle semblait parfaitement à sa place.
Pourtant, elle vérifiait énormément son travail et vivait certaines remarques comme de possibles remises en question de sa valeur.
Nous avons progressivement travaillé sur le décalage entre ses compétences réelles et la manière dont elle se jugeait.
Derrière son perfectionnisme se trouvait surtout une peur importante de décevoir.
Peu à peu, elle a appris à différencier deux choses : son exigence professionnelle, qu’elle souhaitait conserver, et la peur qui l’accompagnait.
Elle n’est pas devenue moins consciencieuse.
Elle est devenue consciencieuse avec beaucoup moins de pression.
💫 Lâcher prise au travail ne signifie pas devenir moins performant(e). Cela peut simplement signifier ne plus payer votre efficacité avec votre tranquillité intérieure.
Quelles sont les causes profondes d’une difficulté à lâcher prise ?
Derrière une difficulté à lâcher prise, je retrouve souvent des peurs, des émotions ou certains mécanismes mentaux : peur de l’abandon ou du rejet, peur de perdre ou peur de manquer, ruminations, perfectionnisme, besoin de validation, peur de faire le mauvais choix, hypervigilance ou encore besoin de tout anticiper et contrôler.
Mais derrière ces mécanismes, une question est essentielle : d’où viennent-ils ?
C’est justement ce que je cherche à comprendre dans mes accompagnements. Je ne pars pas du principe qu’une difficulté à lâcher prise possède une origine unique, ni que deux personnes qui présentent le même besoin de contrôle l’ont développé pour les mêmes raisons.
Selon votre histoire, nous pouvons notamment retrouver une origine dans :
votre histoire personnelle et certaines expériences vécues pendant l’enfance ;
des mémoires familiales et transgénérationnelles, lorsque certaines peurs, insécurités ou façons de fonctionner se répètent dans l’histoire familiale ;
des mémoires prénatales et intra-utérines ou des mémoires liées à la naissance et à l’accouchement ;
et, dans certains accompagnements plus spirituels, des mémoires karmiques ou liées à l’âme.
Et surtout, il peut y avoir une seule origine comme plusieurs origines qui se superposent, se renforcent ou se font écho.
Une hypervigilance développée pendant l’enfance peut, par exemple, faire écho à une histoire familiale elle-même marquée par l’insécurité. Une peur importante de perdre quelqu’un peut être liée à une séparation vécue personnellement, tout en résonnant avec certaines pertes présentes dans les générations précédentes ou avec une mémoire plus précoce.
💫 Ma différence : une approche à 360° et personnalisée. Lorsque cela est nécessaire, je vais au-delà de la problématique visible pour comprendre et travailler sur ce qui se joue en profondeur.
L’objectif n’est pas seulement d’agir sur le besoin de contrôle, les ruminations ou les peurs tels qu’ils se manifestent aujourd’hui, mais aussi d’explorer leurs différentes origines lorsqu’elles sont pertinentes, afin d’aller plus en profondeur et de favoriser des changements plus durables.
L’objectif n’est donc pas de chercher à tout prix LA cause, mais de comprendre ce qui nourrit réellement votre difficulté à lâcher prise et ce qui a besoin d’être travaillé dans votre propre histoire.

Votre histoire personnelle et les mécanismes appris pendant l’enfance
Certaines difficultés à lâcher prise peuvent trouver leur origine dans des expériences vécues pendant l’enfance et dans les mécanismes que vous avez alors appris à mettre en place pour vous adapter, vous protéger ou vous sentir davantage en sécurité.
Vous avez peut-être appris très tôt à observer, anticiper, sentir l’ambiance, prévoir les réactions des autres ou prendre davantage de responsabilités que votre âge ne l’aurait nécessité.
Enfant, vous avez par exemple pu apprendre à :
surveiller l’humeur d’un parent ;
éviter les conflits ;
tout faire pour plaire ;
ne pas déranger ou ne pas prendre trop de place ;
peur de mal faire ;
être sous pression ;
prendre soin des autres ;
anticiper les réactions ;
prévoir ce qui pouvait arriver ;
vous débrouiller seul(e) ou devenir « fort(e) » rapidement.
Dans ce contexte, l’hypervigilance, l’anticipation ou le besoin de contrôle ne sont pas apparus pour rien : ils ont parfois constitué de véritables mécanismes de protection.
Un enfant qui ne sait jamais dans quelle humeur il va retrouver un parent, ou qui veut à tout prix lui plaire, peut, par exemple, devenir extrêmement attentif aux regards, aux intonations de voix ou aux changements d’ambiance. Anticiper lui permet alors de se préparer et de retrouver une forme de sécurité.
De la même manière, une personne qui a dû très tôt se débrouiller seule peut intégrer qu’elle doit toujours prévoir, gérer et compter avant tout sur elle-même.
Et je trouve important de ne pas considérer ces fonctionnements uniquement comme des défauts dont il faudrait se débarrasser : un mécanisme qui vous épuise aujourd’hui a peut-être été une stratégie de protection utile à une autre période de votre vie.
La question devient alors : avez-vous encore besoin aujourd’hui de fonctionner comme si vous étiez toujours dans cette ancienne situation ?
Les mémoires familiales et transgénérationnelles
Parfois, l’origine ne se trouve pas uniquement dans ce que vous avez personnellement vécu.
Dans certains accompagnements, nous sommes également amenés à explorer les mémoires familiales et transgénérationnelles et les héritages et traumatismes transgénérationnels qui peuvent se répéter au sein d’une famille.
Il peut notamment s’agir d’histoires de :
pertes ou séparations ;
déracinements ;
insécurité financière ou peur du manque ;
secrets familiaux ;
ruptures importantes ;
situations de danger ou d’insécurité ;
périodes pendant lesquelles il fallait avant tout survivre, prévoir ou se protéger.
Ces histoires peuvent parfois faire écho à la manière dont une personne vit aujourd’hui la sécurité, l’incertitude, la perte, la confiance ou le contrôle.
Certaines personnes ont également grandi avec des messages comme : « Il faut toujours prévoir », « On ne sait jamais ce qui peut arriver », « Ne fais confiance à personne », « Il faut être fort » ou encore « Il faut toujours avoir quelque chose de côté ».
Ces messages, peurs et comportements peuvent participer à la répétition de certains schémas transgénérationnels.
Je ne pars jamais du principe que toutes les difficultés viennent du transgénérationnel. En revanche, lorsque je retrouve une peur particulièrement intense, récurrente ou difficile à expliquer uniquement par l’histoire personnelle, il peut être intéressant d’observer également ce qui a pu se répéter ou se transmettre dans l’histoire familiale.
Exemple d’accompagnement : une hypervigilance présente depuis l’enfance et répétée dans l’histoire familiale
Une femme était venue me voir parce qu’elle avait énormément de mal à lâcher prise. Elle anticipait beaucoup, observait constamment ce qui se passait autour d’elle et avait l’impression de devoir rester vigilante pour éviter qu’un problème survienne.
En explorant son histoire personnelle, nous avons retrouvé cet état d’hypervigilance dès l’enfance. Elle avait appris très tôt à observer l’ambiance et les réactions des adultes autour d’elle, à anticiper certaines situations et à rester attentive à ce qui pouvait se passer.
L’hypervigilance était devenue une manière de se sentir plus en sécurité.
Mais en allant plus loin, nous avons également retrouvé une répétition dans son histoire familiale et transgénérationnelle : cette nécessité de prévoir, de se méfier et de rester constamment en alerte était déjà très présente dans les générations précédentes, elles aussi marquées par différentes périodes d’insécurité.
Nous avons donc travaillé à la fois sur ce qu’elle avait elle-même vécu et intégré pendant son enfance et sur ce qui se répétait dans son histoire familiale, afin qu’elle puisse progressivement différencier les dangers appartenant au passé de sa réalité actuelle.
Petit à petit, elle a commencé à remarquer qu’elle pouvait être attentive sans être constamment en alerte et, surtout, qu’elle n’avait plus besoin d’anticiper en permanence pour se sentir en sécurité.
💫 Cet exemple montre aussi pourquoi il n’existe pas toujours une cause unique : un même mécanisme peut avoir une origine personnelle tout en faisant écho à une mémoire familiale ou transgénérationnelle.
Les mémoires prénatales, intra-utérines, de naissance et autres mémoires profondes
Notre histoire ne commence pas uniquement avec les souvenirs dont nous avons aujourd’hui conscience.
Dans certains accompagnements, nous pouvons également être amenés à explorer les mémoires prénatales et intra-utérines, ainsi que les mémoires de naissance et d’accouchement.
Il peut s’agir, par exemple, d’une grossesse vécue dans un contexte particulièrement stressant ou insécurisant, d’une naissance difficile, d’une séparation très précoce ou encore d’une grossesse gémellaire marquée par la perte d’un jumeau.
La perte d’un jumeau, par exemple, peut être explorée lorsqu’elle fait écho à une difficulté à lâcher prise, puisqu’elle renvoie à une expérience très précoce de perte face à laquelle il n’était évidemment pas possible de contrôler ce qui arrivait.
Cela ne signifie pas qu’une expérience intra-utérine ou de naissance explique automatiquement une difficulté actuelle : il s’agit d’une origine possible parmi d’autres, que j’explore uniquement lorsqu’elle apparaît pertinente dans l’histoire de la personne et dans ce qui émerge au cours de l’accompagnement.
Dans mes accompagnements plus spirituels, il arrive également que nous soyons amenés à explorer des mémoires karmiques ou des mémoires liées à l’âme, lorsqu’elles font sens pour la personne et dans le travail réalisé.
Une seule origine peut donc être présente, comme plusieurs origines peuvent se superposer, se renforcer ou se faire écho : une peur, une hypervigilance ou un besoin de contrôle peuvent être liés à une expérience personnelle tout en trouvant une résonance dans l’histoire familiale, dans une mémoire plus précoce ou dans d’autres mémoires plus profondes.
C’est précisément pour cela que je privilégie une approche à 360° et personnalisée : plutôt que d’appliquer la même explication ou le même protocole à tout le monde, je cherche à comprendre ce qui se joue réellement derrière votre difficulté à lâcher prise, afin d’aller, lorsque cela est nécessaire, au-delà de la problématique visible et de travailler sur ce qui se joue en profondeur.
Comment lâcher prise ? 8 pistes concrètes à essayer
1. Faites la différence entre ce qui dépend de vous et ce qui ne dépend pas de vous
Prenez une situation et faites deux colonnes :
Ce qui dépend de moi.
Ce qui ne dépend pas de moi.
Vous pourriez être surpris(e) de voir dans quelle colonne vous dépensez actuellement le plus d’énergie.
2. Demandez-vous : « Est-ce qu’il y a réellement quelque chose à faire maintenant ? »
S’il existe une action concrète, faites-la.
Mais s’il n’existe rien à faire maintenant, votre cerveau essaie peut-être simplement de supprimer l’incertitude.
3. Cherchez la peur derrière le contrôle
Demandez-vous :
« Qu’est-ce que j’ai réellement peur qu’il arrive ? »
Puis :
« Et si cela arrivait, qu’est-ce que cela voudrait dire pour moi ? »
Je retrouve très souvent le véritable sujet à cet endroit-là.
4. Arrêtez de chercher la décision parfaite
Une décision ne peut pas vous garantir l’avenir.
Vous pouvez seulement choisir avec ce que vous savez aujourd’hui.
5. Laissez les autres faire différemment
Pas moins bien.
Différemment.
Et observez ce que cela déclenche en vous.
6. Entraînez-vous à de petites incertitudes
Attendez un peu avant de vérifier.
Ne demandez pas immédiatement une confirmation.
Laissez quelqu’un d’autre choisir.
Votre système peut progressivement apprendre que l’incertitude n’est pas automatiquement synonyme de danger.
7. Revenez au présent
Lorsque votre mental part dans dix scénarios, observez ce qui existe réellement maintenant.
Votre respiration.
Votre corps.
Votre environnement.
La situation concrète présente.
8. Demandez-vous ce que votre contrôle essaie de protéger
Votre peur d’être abandonné(e) ? De vous tromper ? De manquer ? De décevoir ? D’être rejeté(e) ? De perdre quelque chose ?
Cette question est pour moi beaucoup plus intéressante que de se répéter simplement : « Il faut que je lâche prise. »
Exemple d’accompagnement : réussir à lâcher prise après avoir déjà tout essayé
Une femme avait déjà lu de nombreux conseils sur le lâcher-prise. Elle faisait des exercices de respiration, essayait de relativiser et savait parfaitement qu’elle ne pouvait pas tout contrôler.
Pourtant, dès qu’une situation importante apparaissait, ses anciens automatismes revenaient.
Elle avait l’impression d’échouer à « appliquer » ce qu’elle savait.
Au fil de l’accompagnement, nous avons cessé de lui demander de mieux lâcher prise et avons cherché pourquoi son contrôle était encore aussi nécessaire.
C’est à partir de là que quelque chose a réellement commencé à bouger. Elle n’avait plus à lutter contre elle-même.
Elle comprenait enfin ce qu’elle essayait de protéger.
💫 Si vous avez déjà essayé beaucoup de choses mais que le même fonctionnement revient, cela ne signifie pas forcément que vous vous y prenez mal. Il peut simplement être nécessaire d’aller travailler sur ce qui se trouve derrière.
Mes accompagnements pour vous aider à lâcher prise et retrouver plus de sérénité
Lorsque quelqu’un me dit : « Je voudrais apprendre à lâcher prise », je ne propose jamais exactement le même travail à tout le monde.
Parce que cette phrase peut cacher des réalités extrêmement différentes.
Chez une personne, je vais retrouver une peur de l’abandon. Chez une autre, un fort perfectionnisme. Chez une autre encore, une ancienne insécurité ou un fonctionnement familial profondément ancré.
Je travaille donc toujours de manière personnalisée.
🌍 Partout dans le monde — en visio 👩💻 ou par téléphone 📞
J’accompagne des personnes à distance en France et partout dans le monde.
🛋️ Ou en présentiel dans mon cabinet à Paris
Je vous accueille également dans mon cabinet à Paris 10, près de République, sur rendez-vous.


🎯 Soins énergétiques et lâcher-prise – travailler à partir de votre énergie
Avec les soins énergétiques, je travaille sur vos énergies pour apaiser les tensions, libérer les blocages, vous aider à vous reconnecter avec vos potentiels et rétablir votre équilibre intérieur.

Cet accompagnement peut notamment vous aider à :
relâcher certaines tensions et sensations de surcharge ;
travailler sur des blocages émotionnels ou énergétiques associés au besoin de contrôle ;
retrouver davantage de calme et d’équilibre intérieur.
Je peux également accompagner les adultes et les enfants, ainsi que travailler auprès des animaux et sur les lieux.
Les soins peuvent être réalisés avec moi en tant qu’énergéticienne à Paris ou sous forme de soin énergétique à distance.
🎯 Hypnose et lâcher-prise – travailler par la parole
Avec l’Hypnose Humaniste, nous travaillons par la parole sur la libération de vos blocages et la reconnexion à vos potentiels. Avec ma méthode, vous gardez le contrôle et restez parfaitement conscient(e).

Cela permet notamment de travailler sur :
les peurs et blessures qui entretiennent le besoin de contrôler ;
les croyances et schémas répétitifs ;
la sécurité intérieure.
Et il existe ici un paradoxe que j’aime beaucoup : nous pouvons travailler sur votre difficulté à lâcher prise alors que vous restez conscient(e), acteur ou actrice et gardez le contrôle pendant l’accompagnement.
Je propose des séances d’hypnose à Paris mais également d’hypnose à distance.
🎯 Soins de l’âme et lâcher-prise – travailler à partir de l’âme
Avec les soins de l’âme, nous travaillons d’âme à âme pour libérer les mémoires profondes et retrouver paix et clarté.

Ils peuvent notamment permettre d’explorer :
certaines mémoires plus profondes ;
les répétitions difficiles à expliquer rationnellement ;
ce qui continue à retenir ou à maintenir certaines peurs.
Cette approche peut notamment venir compléter le travail sur les mémoires familiales et transgénérationnelles ou, lorsque cela est pertinent dans l’accompagnement, sur certaines mémoires karmiques.
🎯 Séances de coaching et lâcher-prise – clarifier, réorienter, avancer
Les séances de coaching reposent sur des échanges actifs et bienveillants pour comprendre, clarifier, réorienter et avancer.

Nous pouvons notamment travailler sur :
vos habitudes de contrôle ;
votre manière de prendre des décisions ;
votre rapport à l’erreur ;
votre difficulté à déléguer ;
votre rapport à l’incertitude ;
votre charge mentale.
🎯 Guidances et lâcher-prise – éclairer le moment que vous traversez
Les guidances permettent de vous éclairer sur votre situation actuelle, vos émotions, vos freins, vos opportunités et vos choix.

Elles peuvent vous aider à :
prendre davantage de recul ;
mieux cerner ce qui se joue actuellement ;
éclairer certaines possibilités lorsque vous vous sentez bloqué(e).
🎯 Massages holistiques et lâcher-prise — uniquement à Paris
Parfois, le mental a déjà compris beaucoup de choses, mais le corps continue à porter les tensions. Le corps et les émotions peuvent en effet être intimement liés dans ce que nous ressentons au quotidien, un sujet que j’aborde également dans mon article sur les émotions et le langage du corps.
réservé aux femmes, accompagne particulièrement les périodes de lourdeur, de fatigue et de surcharge.

agit notamment sur les tensions du visage, la fatigue et la détente.

Quel accompagnement choisir pour apprendre à lâcher prise ?
Chaque accompagnement aide de manière différente.
C'est comme vouloir faire du sport et hésiter entre le fitness, la natation et les cours de yoga.
Il n'y a donc pas de mauvais choix, mais simplement des préférences.
Il n'y a pas une méthode meilleure qu'une autre, sinon vous vous doutez bien que je n'en proposerais qu'une. ;)
Si vous hésitez, choisissez de commencer avec un soin énergétique.
Vous pouvez également consulter ma page dédiée pour savoir quel accompagnement choisir entre hypnose, soin énergétique, soin de l’âme, coaching, guidance ou massage.
💫 Et surtout, vous n’avez pas besoin d’avoir déjà compris pourquoi vous n’arrivez pas à lâcher prise avant de prendre rendez-vous. Comprendre ce qui se joue fait justement partie du travail que nous pouvons faire ensemble.
FAQ : vos questions sur le lâcher-prise
Pourquoi je n’arrive pas à lâcher prise ?
La difficulté à lâcher prise peut être liée à un besoin de sécurité, au perfectionnisme, à une peur de l’incertitude, à un manque de confiance en soi, à la peur de l’échec, du rejet ou de l’abandon, mais aussi à certaines expériences passées ou à des schémas plus anciens.
Le besoin de contrôler est souvent une manière de chercher à se rassurer. C’est pourquoi, dans mes accompagnements, je ne travaille pas uniquement sur le contrôle lui-même : je cherche également à identifier et à travailler sur ce qui peut l’alimenter en profondeur.
Comment lâcher prise quand on pense trop ?
Plutôt que d’essayer de forcer votre cerveau à ne plus penser, demandez-vous ce que vos pensées essaient de résoudre. S’il n’existe aucune action concrète à faire maintenant, votre mental essaie peut-être surtout de vous rassurer face à une incertitude.
Lorsque les pensées et l’anticipation s’accumulent, elles peuvent également contribuer à une importante charge mentale. Des pratiques favorisant l’ancrage lorsque l’on pense trop peuvent aider à revenir davantage au présent.
En accompagnement, nous pouvons également travailler sur ce qui entretient ces ruminations et ce besoin permanent d’anticiper, plutôt que de chercher simplement à faire taire les pensées.
Comment arrêter de vouloir tout contrôler ?
Commencez par distinguer ce qui dépend réellement de vous de ce qui ne dépend pas de vous. Ensuite, observez ce que vous craignez lorsqu’une situation vous échappe : faire une erreur, être déçu(e), perdre quelqu’un, manquer de quelque chose, être rejeté(e) ou ne pas être à la hauteur ?
C’est souvent la peur ou l’insécurité qui se cache derrière le contrôle qu’il est intéressant de travailler. C’est notamment ce que je peux vous aider à explorer en accompagnement, afin que vous puissiez progressivement conserver le contrôle lorsqu’il est utile sans ressentir le besoin de tout maîtriser en permanence.
Comment lâcher prise sur quelqu’un ?
Lâcher prise sur quelqu’un ne signifie pas oublier cette personne, ne plus l’aimer ou devenir indifférent(e). Cela signifie progressivement ne plus faire dépendre votre sérénité de ses messages, de ses sentiments, de sa présence ou de ses décisions.
Lorsque le besoin de l’autre devient indispensable pour se sentir rassuré(e), aimé(e) ou en sécurité, il peut également être intéressant d’explorer la différence entre amour et dépendance affective.
Dans mes accompagnements, nous pouvons notamment travailler sur l’attachement, la peur de perdre l’autre, la peur de l’abandon, les schémas relationnels et la sécurité intérieure.
Comment lâcher prise après une rupture ?
Après une rupture, il est normal de chercher à comprendre ce qui s’est passé. Mais lorsque cette recherche devient permanente, elle peut entretenir les ruminations et maintenir mentalement la relation.
Travailler sur ce que la séparation a réveillé en vous, peur de l’abandon, insécurité, rejet, manque ou perte de repères — peut permettre de retrouver progressivement votre propre équilibre.
J’accompagne également les personnes qui souhaitent lâcher prise après une séparation, en travaillant non seulement sur ce qu’elles vivent aujourd’hui, mais aussi, lorsque cela est nécessaire, sur ce que cette rupture est venue réveiller plus profondément.
Comment lâcher prise dans une relation amoureuse ?
Vous pouvez communiquer, exprimer vos besoins, poser vos limites et décider de ce qui vous convient ou non. En revanche, vous ne pouvez pas contrôler les émotions, les réactions ou les décisions de votre partenaire.
Le lâcher-prise dans une relation amoureuse passe donc souvent par une sécurité intérieure qui ne dépend plus entièrement du comportement de l’autre. Lorsque cette sécurité dépend presque exclusivement de la relation, la dépendance affective peut également être une piste à explorer.
En accompagnement, nous pouvons travailler sur cette sécurité intérieure, mais également sur les peurs et les schémas répétitifs qui peuvent vous pousser à surveiller, anticiper ou vouloir maîtriser la relation.
Comment lâcher prise au travail ?
Observez ce qui se cache derrière votre besoin de tout contrôler : peur de faire une erreur, peur de décevoir, difficulté à déléguer, besoin d’être irréprochable, peur du jugement ou difficulté à faire confiance aux autres ?
Le perfectionnisme et la charge mentale peuvent notamment renforcer cette pression.
Dans mes séances de coaching, nous pouvons notamment travailler sur le rapport à l’erreur, la délégation, la prise de décision, le perfectionnisme et la manière de conserver votre exigence professionnelle sans rester en permanence dans le contrôle et la pression.
Quelle thérapie ou quel accompagnement pour apprendre à lâcher prise ?
Il n’existe pas une seule méthode adaptée à toutes les difficultés à lâcher prise, car les causes et les besoins peuvent être très différents d’une personne à l’autre.
Je suis Elisa Erin, thérapeute holistique, hypnothérapeute, énergéticienne et coach. Selon ce qui entretient votre difficulté à lâcher prise et la manière dont vous préférez travailler, je peux notamment vous accompagner avec l’Hypnose Humaniste, les soins énergétiques, les soins de l’âme, le coaching ou les guidances.
Je privilégie une approche à 360° et personnalisée, afin de ne pas appliquer la même méthode à tout le monde et de travailler sur ce qui se joue réellement derrière votre besoin de contrôler, vos peurs ou vos difficultés à lâcher prise.
Si vous hésitez entre plusieurs méthodes, vous pouvez également consulter ma page Quel accompagnement choisir ?.
L’hypnose peut-elle aider à lâcher prise ?
L’Hypnose Humaniste peut notamment permettre de travailler sur certaines peurs, blessures, croyances ou schémas répétitifs qui entretiennent le besoin de contrôler.
Et il existe un paradoxe intéressant lorsque l’on souhaite apprendre à lâcher prise : avec l’Hypnose Humaniste que je pratique, vous restez conscient(e), acteur ou actrice de la séance et gardez le contrôle pendant l’accompagnement. Vous n’avez donc pas besoin de savoir déjà lâcher prise pour commencer.
Je propose des séances d’hypnose à Paris ainsi que d’hypnose à distance.
Les soins énergétiques peuvent-ils aider à lâcher prise ?
Les soins énergétiques peuvent accompagner le lâcher-prise en travaillant notamment sur les tensions, les sensations de surcharge et certains blocages émotionnels ou énergétiques associés au besoin de contrôle.
Je suis Elisa Erin, thérapeute holistique et énergéticienne, et je propose ces accompagnements dans mon cabinet en tant qu’énergéticienne à Paris ainsi qu’en soin énergétique à distance.
Je propose également un Soin Lâcher-prise spécifiquement consacré à cette thématique.
Peut-on apprendre à lâcher prise quand on a toujours été dans le contrôle ?
Oui. L’objectif n’est pas de devenir quelqu’un qui ne contrôle, ne prévoit ou n’organise plus rien. Il s’agit plutôt de retrouver la possibilité de choisir quand le contrôle est réellement utile et quand vous pouvez le relâcher.
Lorsque ce fonctionnement existe depuis longtemps, comprendre intellectuellement qu’il faudrait « lâcher prise » ne suffit pas toujours. Il peut être intéressant d’explorer ce qui a rendu ce contrôle nécessaire : certaines expériences personnelles, un besoin de sécurité, une peur, des apprentissages pendant l’enfance ou parfois des mémoires familiales et transgénérationnelles.
C’est précisément l’un des principes de mon approche : ne pas vous demander simplement d’arrêter de contrôler, mais travailler sur ce qui continue à rendre ce contrôle nécessaire pour vous aujourd’hui.
Qui consulter pour apprendre à lâcher prise à Paris ?
Je suis Elisa Erin, thérapeute holistique, hypnothérapeute, énergéticienne et coach à Paris 10, près de République. J’accompagne notamment les personnes qui ont des difficultés à lâcher prise, qui pensent ou anticipent beaucoup, ressentent le besoin de tout contrôler ou retombent dans certains schémas malgré tout ce qu’elles ont déjà compris.
Selon votre problématique et vos préférences, je peux vous accompagner avec l’hypnose, les soins énergétiques, les soins de l’âme, le coaching ou les guidances.
Mon approche est personnalisée : nous pouvons travailler sur la manifestation actuelle de votre difficulté à lâcher prise, mais aussi sur ses différentes origines lorsque cela est pertinent.
Vous pouvez directement prendre rendez-vous avec Elisa Erin à Paris.
Peut-on être accompagné pour apprendre à lâcher prise à distance ?
Oui. Je suis Elisa Erin et j’accompagne également à distance les personnes qui souhaitent travailler sur leur difficulté à lâcher prise, en France et partout dans le monde, en visio ou par téléphone selon l’accompagnement.
Il est notamment possible de réaliser avec moi une séance d’hypnose à distance, un soin énergétique à distance, un soin de l’âme, une séance de coaching ou une guidance.
Vous n’avez pas besoin d’avoir déjà identifié la cause de votre difficulté à lâcher prise avant de prendre rendez-vous : chercher ce qui entretient votre fonctionnement et déterminer ce qu’il est pertinent de travailler fait justement partie de l’accompagnement.



